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jeudi, 20 juin 2013

PHYSCHOMOGIE APPLIQUEE: Représentations sensorielles et vécu subjectiftre


Représentations sensorielles et vécu subjectif
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Les concepteurs de la Programmation Neuro-Linguistique considèrent que nous nous construisons notre représentation du monde au travers de nos cinq sens103 et que c'est au travers de ces représentations sensorielles que nous mémorisons nos vécus subjectifs104. Ils ont donc cherché à formaliser des techniques d'explicitation105 pour observer, questionner et faire prendre conscience au sujet de ses représentations mentales, sans les influencer. Monique Esser considère l'explicitation comme une propriété remarquable de la PNL106. Lorsqu'un thérapeute a explicité les particularités sensorielles des représentations mentales qui sont la source des problèmes chez un sujet, il peut le guider au travers de différentes techniques pour modifier celles-ci jusqu'à ce que ce dernier se sente mieux107. Les intervenants en PNL citent plusieurs techniques issues de cet usage créatif de l'analyse de l'expérience vécue et parmi elles, les fondamentales sont : les canaux sensoriels108, les stratégies mentales109, les sous-modalités110, les switchs111 et la ligne de temps112.
Article détaillé : VAKOG.

Le modèle dit des « canaux sensoriels » (ou VAKOG, acronyme pour : « Visuel, Auditif, Kinesthésique, Olfactif, Gustatif ») pose que la relation au monde extérieur passe nécessairement par au moins l’un des cinq sens. Chacun fonctionne comme un filtre perceptif lié à la mémorisation. Au fil du temps, chaque sujet favorise un, voire deux, de ces cinq sens113. Chaque individu possède un mode de communication privilégié et son expression reflète cet état de fait. Ainsi, dans le modèle VAKOG, le postulat est que ce sont les sens qui mettent en relation le sujet avec l'environnement.

Plusieurs éléments verbaux ou non verbaux seraient pour les concepteurs de la PNL symptomatiques de processus visuel ou auditif ou kinesthésique : les prédicats114 (usage de mots typiquement visuel ou auditif ou kinesthésique), accès oculaires115, type de respiration, tonalité et tempo de la voix116. Leur observation permettrait d'en déduire l'opération sensorielle réalisée par le sujet et l'usage de ses mêmes éléments orienteraient les processus de celui-ci.
Schéma de la technique de lecture des mouvements oculaires.
* Vc : Visuel construit.
* Vr : Visuel remémoré.
* Ac : Auditif construit.
* Ar : Auditif remémoré.
* K : Kinesthésique.
* Ai : Auditif interne ou Dialogue intérieur117.


Par exemple pour les accès oculaires, en prenant le point de vue de celui qui fait face à l’interlocuteur, les yeux vont vers le haut quand la pensée est relative à une image (canal visuel), vers l'horizontal quand c’est relatif à un son (canal auditif) et enfin vers le bas quand il est relatif à une émotion ou à une sensation corporelle (canal kinesthésie)118. Ainsi, dans le cas d'un schéma mental classique (80 % des droitiers et 50 % des gauchers)119, les yeux de l’interlocuteur vont à sa gauche quand il relate un fait passé ; par contre, les yeux de l’interlocuteur vont à sa droite quand il imagine, invente ou se souvient par reconstruction du passé. C’est le cas des personnes peu visuelles à qui on demande un souvenir visuel, qu’elles sont donc obligées de reconstruire à partir d’autres souvenirs120. Ce modèle ne peut donc pas servir de détecteur de mensonge.

Ce modèle dit des « accès oculaires » est toutefois considéré comme simpliste et non scientifique, car ne reposant pas sur des connaissances sérieuses en neurologie. Son usage et son interprétation sont considérés comme abusifs par les détracteurs de la PNL. Toutefois, selon Mark Evan Furman121, des liens peuvent être faits entre les connaissances actuelles en neurologie et l'observation empirique de la PNL. Même si la Programmation Neuro-Linguistique souffre encore d'interprétations approximatives en ce qui concerne le comportement de l'appareil visuel122, le modèle des accès oculaires est affinable. Néanmoins, avec la version actuelle du modèle des accès oculaires, la PNL peut déjà réaliser des changements importants dans les comportements123, ainsi que des changements utiles124. Selon la PNL, il n'y pas de bon et de mauvais canal. Il suffit juste de tenir compte du canal que l'interlocuteur privilégie et de s'y accorder125 pour améliorer la communication, puis, le cas échéant, de le guider vers un autre canal, pour l'inviter à développer ses autres capacités ou intégrer des stratégies nouvelles126.

Selon Alain Thiry, « les « stratégies mentales » sont des séquences de représentations mentales sensorielles organisées comme un tout et dirigées vers un but. Elles peuvent fonctionner automatiquement, et en deçà de la conscience127. »

Grâce aux corrélations faites par les concepteurs de la PNL entre les opérations mentales sensorielles et des manifestations verbales et non verbales, ils ont pu par l'observation de celles-ci décoder les séquences d'opérations mentales dans un contexte donné, c'est-à-dire modéliser les stratégies mentales (Mental Strategies Model).

Il faudra tout d'abord inviter la personne modélisée à faire une évocation109 du moment où elle utilise sa compétence (s'imaginer comme si elle y était). Puis, par l'observation des prédicats et des indices physiologiques, mais aussi par un questionnement précis et de nombreuses reformulations, on peut identifier les étapes mentales qu'utilise la personne pour manifester sa compétence. Pour permettre à une autre personne d'intégrer une stratégie mentale modélisée chez quelqu'un de talent, il suffit de reproduire les prédicats et les indices physiologiques dans la bonne séquence pour guider au travers de la nouvelle stratégie la personne ayant besoin de cette ressource. C'est par la répétition de passer mentalement dans une stratégie précise que celle-ci pourra être intégrée.

Les « sous-modalités »105 (ou « submodalités », Submodalities en anglais) sont les caractéristiques plus précises de chaque mode sensoriel128. Elles représentent le détail de l'encodage sensoriel. L'analyse doit répondre à des questions du type : « Quand je pense à quelque chose, est-ce que je me fais une image petite et sombre ou grande et lumineuse ? », ou « S'il y a du son, est-ce avec du rythme ou plutôt chaotique ? » On peut se représenter les sous-modalités comme un tableau de bord d'une station de télévision, ou comme un palette graphique129. Un lien immédiat entre les sous-modalités et les états émotionnels a par ailleurs été observé51. Le fait de modifier les particularités de ces représentations mentales permet de changer l'état interne vécu130.

Découlant de la technique des sous-modalités, l’outil du Switch Pattern131 (« modèle d'aiguillage » en français), créé par Richard Bandler en 1985, est un procédé mis au point pour rompre un enchaînement de pensées qui mène à un comportement non désiré. La personne voulant modifier son comportement est invitée à visualiser un élément qui précède l’apparition du comportement, et à basculer (« to switch ») sur une image représentant l’état obtenu avec le comportement souhaité. L’effet est renforcé si on peut associer à l’image un son ou une odeur, un sens en général. L’exemple du fumeur qui veut se défaire de son geste est souvent mis en avant. On lui demandera de voir sa main approchant la cigarette de sa bouche avant qu’elle soit allumée, puis de remplacer l’image de cette main par une image construite mentalement qui le représente non fumeur (en bonne santé, ou avec du souffle ou encore sentant la nature, etc.). Comme l'ancrage, c'est une technique de conditionnement.

Le modèle dit de « la ligne du temps », également dérivé de la technique des sous-modalités, a été construit en 1980 par Steve Andreas et Connirae Andreas132 et a été retravaillé depuis par Tad James et Wyatt Woodsmall133. Il permet de faire réaliser au sujet qu'il se représente le temps de manière sensorielle et que les sous-modalités sont un outil efficace pour modifier l'impact de son vécu affectif dans ses expériences passées. Cette technique invite à visualiser la séquence des événements de sa vie sur une ligne de temps (« time line ») imaginée134 et dont la forme devient un véritable espace projectif. Celui-ci peut être sujet à analyse, pour que la personne y trouve un sens en résonance avec son vécu. Le fait d'inviter le sujet à réaliser un changement métaphorique dans la représentation de cette ligne de temps peut entraîner des effets durables dans sa vie quotidienne133.

09:19 Écrit par Donfedo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | Pin it! |

PSYCHOLOGIE APPLIQUES : les Présupposés de la PNL


Présupposés de la PNL

La Programmation Neuro-Linguistique repose sur un ensemble de présupposés, similaires aux axiomes en mathématiques, et dont les principaux sont explicités au moyen d'une expression imagée61. Ils fondent et expliquent la méthode d'analyse et de modélisation notamment. Ils transmettent des valeurs et leurs intégrations comportementales, et font partie des critères de certification comme, par exemple, lors du Training Guidelines Committee de l'International Association for NLP qui propose, à partir de 1991, ces présupposés dans les certifications PNL62.

Les outils, modèles ainsi que l’éthique sous-tendant la PNL en découlent. Ces présupposés ne représentent pas la « vérité » et ils se distinguent de ceux élaborés en philosophie. Leurs formulations résultent en effet d'un choix délibéré et pragmatique, prenant place dans une façon de regarder le monde62. Ces présupposés ont été progressivement formulés et affinés lors des travaux de développement de la PNL. Ils sont souvent des acceptations venant d'autres approches comme l'approche systémique, la théorie de la communication, la cybernétique ou encore l'approche ericksonienne. Cependant, ces références externes ne sont pas utilisées pour valider les démarches et les résultats mis en œuvre lors des séances de PNL puisque la procédure de modélisation inclut des étapes d'évaluation pragmatique. Les associations faites entre des pratiques PNL et des conclusions venant d'autres théories n'ont pour objectifs qu'une visée didactique ou simplement d'ordre de culture générale63.

Selon les intervenants en PNL, le nombre des présupposés de la PNL, ainsi que leur énoncé, varient fortement. La liste ci-dessous, quoique reprenant les plus courants, n’est donc qu’indicative.
Présupposés Signification en PNL

1 La carte n'est pas le territoire


Présupposé issu de la sémantique générale64 d'Alfred Korzybski, il signifie que ce qu'une personne croit être le monde n'est en réalité que sa représentation personnelle du monde, et non pas la vérité. Ainsi, il existe autant de représentations de cette réalité qu'il existe d'êtres humains, et aucune n'est plus vraie ou réelle qu'une autre. Plus que par la réalité, les choix d'un individu sont limités par ses modèles du monde et les réponses possibles qu'il en connaît. De ce présupposé découlent plusieurs idées, conceptions, attitudes, techniques et actions. Communiquer, c'est rencontrer l’autre dans son modèle du monde : plus la carte du monde de l'autre est différente, plus cela demande d'acceptation et de respect.

2 Derrière chaque comportement, il y a une intention positive

Tout comportement est animé par une « intention positive »61, en ce sens que l’inconscient d’une personne la porte à faire le meilleur choix parmi ceux qui lui sont possibles à un moment donné dans un contexte donné. Il est donc impossible de changer ce choix sans s'occuper d’abord de cette intention. Le comportement n’est qu’un symptôme alors que l'intention positive est une cause plus profonde. Ce présupposé ne veut pas dire qu'il faut tout accepter de l'autre. Comprendre, oui, mais pour l'aider à changer ses comportements inadéquats65. La « technique de recadrage en six pas » (modélisation des grands thérapeutes du début de la PNL) repose principalement sur ce présupposé.

3 -A un moment donné de sa vie, toute personne fait le meilleur choix possible compte tenu du contexte et des ressources dont elle dispose

Tout comportement, adapté ou non à une situation, a pour but de réagir à celle-ci. Le comportement est le résultat d'un choix considéré par celui qui le fait comme le meilleur possible à un moment donné, compte tenu de ses motivations inconscientes et de ses capacités, en partie dues à ses expériences et à ses connaissances. C’est la variété des choix qui permet d’affronter la complexité d’une situation, et qui permet que, lorsque cela ne marche pas, on puisse changer sa façon de le faire, donc essayer autre chose. Un des objectifs de la PNL est de donner aux individus plus d’options, plus de choix et de les rendre plus flexibles.

4 -Il n'y a pas d'échec mais que du retour d’expérience (feedback), des apprentissages

L'échec et l'erreur culpabilisent et démotivent. Aussi, un résultat différent de celui souhaité ne doit-il être considéré que comme une information supplémentaire quant à notre façon de faire et ce que nous obtenons par son entremise. Considérer une réponse inattendue en tant que feedback d'un contexte responsabilise et invite à agir. Si ce qui est réalisé ne déclenche pas la réponse recherchée, il faut alors continuer à varier les actions jusqu'à déclencher une réponse désirée. Cette attitude permet d’une part de se donner la permission de commettre des erreurs et d’autre part d’accepter les erreurs de l'autre.

5- On ne peut pas ne pas communiquer


Ce présupposé est issu des théories de l'école de Palo Alto66.Même lorsque rien n'est dit, l'homme communique67. Tout est donc communication, y compris un comportement de refus de communication. Aucun message n'est sans effet, nous ne pouvons pas éviter que nos paroles ou les messages non verbaux que nous émettons aient une influence sur autrui. Dès le moment où l’on en prend conscience, se pose le problème de l’éthique : influencer, certes, mais dans quel but ? Selon quelles normes ?

6 -Toute personne a en elle les ressources nécessaires pour accomplir son objectif

Ce présupposé invite chacun à reprendre du pouvoir sur sa vie. Il considère que les limites d’une personne ne sont que la représentation qu’elle s’en fait, en restant prisonnière d’elle-même, de l'image qu’elle se fait d’elle-même et de l'image d’elle-même qui lui a été donnée. À condition que l’objectif à atteindre soit réaliste et dépende d'elle, toute personne possède déjà toutes les ressources nécessaires (au moins potentiellement) à une action efficace61. Le changement sera la conséquence de la libération et du déclenchement des ressources appropriées à un contexte donné, enrichissant de ce fait le modèle du monde de la personne.

7 -Le sens de la communication est donné par la réponse qu'on en obtient, quels que soient ses intentions et ses sentiments

Il ne suffit pas d'avoir de bonnes intentions, il est important d'évaluer comment le message est compris et, le cas échéant, comment le changer pour viser davantage d'efficacité68. Il est donc important d’être réceptif à l’impact de ses messages (feed-back) et d’en tenir compte pour ajuster sa communication au modèle du monde de son interlocuteur, nécessité illustrée par une citation du cybernéticien Norbert Wiener : « Je ne comprends ce que j’ai dit que lorsqu’on m’a répondu ».

8 -Le comportement d’une personne n’est pas cette personne

Il est indispensable de faire une claire séparation entre l’identité d’une personne et ses comportements. Il est plus acceptable de parler du comportement en le dissociant de la personne elle-même, afin que celle-ci ne se sente pas jugée. S’il est relativement facile d’aider une personne à changer son comportement, il est très difficile, voire impossible, de changer sa nature. Lorsqu’un comportement est problématique, le problème réside dans ce comportement et seulement en lui-même, et la personne se doit d’être respectée. Il sera alors plus facile, non pas de supprimer ce comportement (la PNL ne supprime rien) mais de rajouter d’autres choix de comportements.

9-Le corps et l'esprit font partie du même système cybernétique

Ce qui se passe dans l'esprit a des répercussions dans le corps, et inversement. Si l’on observe les modifications du non verbal, on peut en déduire des modifications concomitantes au niveau de la pensée61.

10 -Le langage est une représentation secondaire de l'expérience


Lorsque des mots sont posés sur une expérience vécue, les mots ne sont pas aussi riches ou complets que la représentation mentale qui en a été construite69. Si le langage (structure de surface) permet de communiquer sur le vécu et sur les représentations mentales (structure profonde)70, l'un des objectifs en PNL est de retrouver au travers de cette expression (langage - représentation secondaire) l'expérience primaire, c'est-à-dire la représentation mentale de ce vécu.

11 - Plus un système est complexe (ou varié), plus le système qui le pilote doit l'être aussi

Ce présupposé a été défini par le cybernéticien William Ross Ashby, sous le nom de Loi de la variété requise. Le degré de complexité est défini par le dénombrement de la quantité de comportements et d’états différents permis par le système ; une illustration est en donnée par le paradoxe du maître et de l'esclave, ou c'est finalement l'esclave qui contrôle le maître, car ayant appris du maître, pendant que celui-ci régressait, il finit par avoir un degré de complexité comportemental supérieur à celui du maître et finit donc par le contrôler.

Techniques

Un exemple de stratégie mentale étudiée par la Programmation Neuro-Linguistique : la stratégie de mémorisation d'une leçon.

Les PNListes ont modélisé de nombreuses techniques de changement. Leurs usages coordonnés PNL VASCO.JPGdonnent à l'intervenant à la fois de la précision et de l'efficacité72 mais offre également une grande créativité dans la recherche de solutions. Ces techniques peuvent être regroupées suivant leurs utilisations historiques. Il existe en effet, et d'abord, des modèles linguistiques, suivis de ceux servant à l'explicitation et au changement du vécu subjectif. Par la suite, les protocoles observés chez d'autres thérapeutes ont permis d'ajouter à la PNL des techniques nouvelles auxquelles se sont greffés le modèle des niveaux logiques et des techniques annexes. Enfin, des modèles empruntés à la psychologie cognitive aboutissent à achever l'édifice pratique de la Programmation Neuro-Linguistique.

09:05 Écrit par Donfedo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | Pin it! |

mardi, 18 juin 2013

COURS DE COMPTABILITE


Les notions de débit et de crédit

En comptabilité, tout mouvement est compensé par un autre en sens inverse. Par convention, on a choisi de prendre les notions de « débit » et « crédit » au lieu de travailler avec des « + » et « - ». Nous verrons d’ailleurs, par la suite, ce que peuvent représenter ces « débits » et « crédits ». Le mouvement comptable est consigné dans ce qui est appelé une « écriture comptable ».

Illustrons ce propos par un exemple :

Supposons que le client « Immo » paie sa facture de 121,00€ par un virement sur le compte bancaire de la société « MaSociété » : Dans « MaSociété », on aura les mouvements suivants :

Compte banque : 121,00€ au débit
Compte client « Immo » : 121,00€ au crédit

Dans cette écriture, l’avoir en banque augmente de 121,00€ (d’où débit) et le montant dû par le client « Immo » diminue de 121,00€ (d’où crédit).

Si, par contre, « MaSociété » avait payé 150,00€ par caisse au fournisseur « La Poste », on aura alors les mouvements suivants :

Caisse : 150,00€ au crédit
Compte fournisseur « La Poste » : 150,00€ au débit

Dans cette écriture, l’avoir en caisse diminue de 150,00€ (d’où crédit) et la dette envers le fournisseur « La Poste » diminue de 150,00€ (d’où débit).

Il est également possible d’avoir des écritures dans lesquelles plusieurs comptes se compensent mutuellement mais, dans tous les cas, on devra OBLIGATOIREMENT avoir une égalité entre la somme des débits et la somme des crédits
La structure du Bilan et du Compte de Résultats

Schématiquement, on peut représenter le Bilan et le Compte de Résultats de la manière suivante :
Avoir de l'entreprise
Débit Dettes de l'entreprise
Crédit
Long terme
Court terme
Immédiat/Passé

Les exercices et les périodes

L’activité d’une société est découpée en exercices sociaux. L’exercice social est, dans le cas des sociétés, déterminé par les statuts (attention : certains exercices, et notamment le premier, peuvent avoir une durée différente de 12 mois). Dans le cas des personnes physiques, l’exercice social est obligatoirement l’année civile.

Chaque exercice est séparé en périodes comptables, périodes qui, en fait, correspondent aux différents mois. Si, par exemple, le premier exercice de « Comptagest » va du 01 juillet 2011 au 31 décembre 2011, il comportera les périodes suivantes : juillet 2011, août 2011, septembre 2011, octobre 2011, novembre 2011 et décembre 2011.

La numérotation doit être séquentielle à l’intérieur de chaque journal et, donc, dans un journal donné, on ne pourra pas revenir à une période précédente quand on est passé à la période suivante.

Exemple : Si, dans la période de juillet 2011, on encode les pièces 1, 2 et 3 et que la pièce 4 est encodée dans la période de août 2011, la pièce 5 devra obligatoirement être encodée dans la période de août 2011 ou dans une période ultérieure.

Normalement, les pièces sont encodées dans la période à laquelle elles se rapportent, à l’exception des pièces reçues tardivement qui seront encodées dans la première période comptable disponible (Attention : si elle est encodée en dehors de l’exercice auquel elle se rapporte, elle devra faire l’objet d’un traitement spécial).

Tant les bilans comptables que les déclarations TVA seront calculés sur base de périodes, ce qui montre l’intérêt d’une affectation


Frais d’établissement
Immobilisations incorporelles
Immobilisations corporelles
Immobilisations financières

Créances à plus d’un an
Stocks et commandes en cours d’exécution
Créances à un an au plus
Placements de trésorerie
Valeurs disponibles
Comptes de régul. et comptes d’attente




Capital, Prime d’émis., +values de rééval.
Réserves
Bénéfice/Perte reporté
Subsides en capital
Avance aux associés sur rép. de l’actif net
Provisions et impôts différés

Dettes à plus d’un an
Dettes à un an au plus
Comptes de régul. et comptes d’attente
Résultat courant


Marchandises
Frais généraux
Rémunérations
Amort., réductions de valeur et provisions
Autres charges d’exploitation
Charges financières
Charges exceptionnelles
Impôts
Transferts aux réserves immunisées


Ventes
Autres produits d’exploitation
Produits financiers
Produits exceptionnels
Impôts
Prélèvements sur les réserves immunisées


Bénéfice de l'entreprise



Perte de l'entreprise

Long terme
Court terme
Immédiat/Passé

Cliquez sur l'icône "i" pour obtenir l'information correspondante.
Cliquez sur les titres des comptes afin de visualiser leur contenu.

Les journaux comptables

Les écritures comptables sont consignées dans des journaux. Ces journaux reprennent, de manière séquentielle (les numéros doivent se suivre) les différentes écritures qui reflètent les opérations réalisées par la société.

En Belgique, on a l’habitude de classer les différentes écritures en fonction de leur nature et on obtient ainsi les grands types de journaux suivants :

Les journaux d’achats : Reprennent les écritures relatives aux factures et autres justificatifs d’achats.
Les journaux de notes de crédit sur achats : Reprennent les écritures relatives aux notes de crédit reçues des fournisseurs.
Les journaux de ventes : Reprennent les factures émises ou les ventes réalisées.
Les journaux de notes de crédit sur ventes : Reprennent les notes de crédit émises.
Les journaux financiers : Reprennent les écritures relatives aux opérations reprises dans les extraits de compte bancaire (attention : il faut obligatoirement un journal distinct par compte bancaire), les extraits de compte des cartes de crédit (attention : il faut obligatoirement un journal distinct par carte de crédit), les caisses (attention : il faut obligatoirement un journal distinct par caisse).
Les journaux d’opérations diverses : Reprennent les autres types d’écritures comme les écritures de rémunération, les amortissements, les écritures de clôture TVA et bilantaire, et, plus généralement, toutes les écritures qu’il n’est pas possible de classer dans les autres journaux. Il est souvent préférable d’avoir plusieurs journaux d’opérations diverses (exemple : OD de rémunération, OD de clôture, autres OD).

Les amortissements d'immobilisés

Les amortissements concernent les immobilisés incorporels et corporels et représentent, en fait, la diminution de valeur de ces derniers en fonction du temps.

Lors de chaque période (idéalement, il faut le faire chaque mois mais un certain nombre de comptables n’effectuent cette comptabilisation qu’une fois par an, en fin d’exercice), la valeur des immobilisés est diminuée d’un certain montant.

Le montant est, en pratique, un pourcentage de la valeur de l’immobilisé, pourcentage qui varie en fonction du type d’immobilisé (la durée de vie d’un immeuble est supérieure à celle d’un ordinateur).

Au niveau comptable, on aura, lors de chaque période, une écriture qui crédite un compte d’actif (négatif dans ce cas) pour acter la diminution de valeur et qui débite un compte de charge afin d’acter l’utilisation ou l’usure de l’immobilisé. Pour la lisibilité de la comptabilité, on distingue ce compte du compte dans lequel est répertorié l’immobilisé.

Par exemple :

On a un immobilisé dans le compte 241000 – Matériel pour un montant de 10.000,00€ (au débit du compte)

Chaque année, on amortira, par exemple, 20 % de cet immobilisé (l’immobilisé se dévalorisera donc de 2.000,00€ par an), ce qui donnera l’écriture suivante :

241009 – Amortissement sur matériel (actif négatif) 2.000,00€ au crédit
630241 – Amortissement sur matériel (charge) 2.000,00€ au débit

A la fin de la première année, l’immobilisé aura donc une valeur de 8.000,00€ (10.000,00€ - 2.000,00€ d’amortissement).

Au niveau du calcul de la dévalorisation périodique, il existe plusieurs méthodes :

Linéaire : si l’immobilisé a une durée de vie « comptable » supposée de 5 ans, on amortit 20 % de sa valeur chaque année

Dégressif : la première année, on amortit au taux double soit 40 % (si le taux correspondant est de 20 %) et les années suivantes, on amortit 40 % du solde restant à amortir jusqu’au moment où le taux linéaire donne un montant supérieur.

Dans un tableau, on aura donc les montants suivants (pour un immobilisé de 10.000,00€ amorti sur 5 ans) :


Linéaire


Dégressif

Amts

Valeur résiduelle

Amts

Valeur résiduelle
Année 1
2.000,00

8.000,00

4.000,00

6.000,00
Année 2
2.000,00

6.000,00

2.400,00

3.600,00
Année 3
2.000,00

4.000,00

2.000,00

1.600,00
Année 4
2.000,00

2.000,00

1.600,00

0,00
Année 5
2.000,00

0,00

0,00

0,00

En outre, en fonction de la date d’acquisition de l’immobilisé et de la durée de l’exercice, on aura également différentes options.

L’annuité complète : On amortit toute l’annuité même si l’immobilisé a été acquis le dernier jour de l’exercice comptable. Cette règle est toutefois temporisée en fonction de la durée de l’exercice comptable si cette durée est différente de 12 mois : s’il ne compte que 6 mois, on ne peut amortir que 6/12 et si, par contre, il compte 18 mois, on peut amortir 18/12. Cette dernière règle ne fait, en fait, que reporter les amortissements car, dans tous les cas, le montant est, en fin de compte, amorti complètement.
Le prorata temporis par jour : on amorti, lors de l’année d’acquisition, en fonction du nombre de jours que l’immobilisé est dans la société. Si, par exemple, il a été acquis à 10 jours de la fin de l’exercice, on amortira uniquement 10/365 de l’annuité normale. Il faut noter que, comme tout sera tout de même amorti, les 355/365 restants seront amortis à la fin. Pour une facilité de calcul informatique, l’année type est souvent ramenée à 360 jours.

La 3e dimension est le taux d’amortissement qui est sensé représenter la durée de vie « comptable » de l’immobilisé. Il n’y a pas de règles strictement définies mais on s’approche souvent des durées suivantes :

Durée

Taux
Immeuble
30 ans

3.33 %
Fds de commerce
10 ans

10 %
Matériel/outillage
5 ans

20 %
Mobilier
10 ans

10 %
Voitures
5 ans

20 %
Matériel informatique
3 ans

33.33 %

L’amortissement tels que décrit ci-dessus correspond à la comptabilité historique telle qu’elle est appliquée pour les sociétés de droit Belge. Avec les normes IAS/IFRS, le système est différent et la notion d’amortissement fait place à une revalorisation périodique des immobilisés en fonction de leur valeur économique de marché ou de fonctionnalité.

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