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jeudi, 23 mai 2013

Politique Bilan de l’action gouvernementale, gouvernance par ordonnance, croissance économique, pauvreté, Pnd, prix du cacao, accusation des proches de Soro : Kablan Duncan (1er ministre) : « Le travail du président de la République et le gouvernement att


Conference-Presse-Duncan1-0020.jpgAprès avoir reçu le prix d’excellence de la Direction générale des impôts des mains du premier responsable de cette administration fiscale, Pascal Kouakou Abinan, le Président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, et le Premier ministre, Daniel Kablan Duncan, ont échangé avec la presse sur l’actualité ivoirienne après une séance de travail qui a duré de 15h45mn à 17h15. Nous vous proposons ci-après de larges extraits de cet échange.

Quel est le lien entre récession économique en France et bientôt la croissance à 2 chiffres en Côte d’Ivoire ?

Kablan Duncan : Je voudrais remercier le Président de l’Assemblée nationale pour la qualité de son accueil et de la qualité de nos échanges, de nos débats. Concernant le dossier des ordonnances, compte tenu des engagements pris par le Président de la république, les textes ont été pris. Il avait été convenu que les dossiers parvenus à l’Assemblée nationale entraient en vulgarisation à partir de l’année prochaine. Je peux vous dire qu’il y a des textes de loi qui ont été pris, des ordonnances ont été prises par le Président de la république qui viendra donc à l’Assemblée nationale notamment en ce qui concerne les droits de mutations de 10% à 05% et la réduction d’un certain nombre de coûts pour la création des entreprises. Comme nous l’avons indiqué, elles sont toutes conformes à la constitution et en fonction des urgences. En signant les ordonnances, l’Assemblée nationale vient en complément sur ces questions. En ce qui concerne la question relative à la croissance ivoirienne au détriment de la France, bien que la France soit un partenaire de poids pour la Côte d’Ivoire, un partenaire traditionnel depuis de longues dates, l’économie de la Côte d’Ivoire n’est pas seulement liée à celle de la France. C’est une économie diversifiée. D’abord au niveau de ses productions, mais aussi au niveau de ses partenaires qui sont dans le monde entier. Ils sont en Europe, mais aussi vis-à-vis des Amériques, de l’Asie et de l’Océanie. Donc les sources de croissance actuellement en Côte d’Ivoire sont de trois grands ordres. La première source, c’est l’investissement sur lequel nous poussons les investissements privés. Comme vous avez pu voir, beaucoup de missions économiques se bousculent en Côte d’Ivoire, apportent un nombre important d’investissements. Dans le programme Pnd 2012-2015, sur les 11.075 milliards fcfa qui sont prévus dans ce programme, 60% doivent venir du secteur privé. Donc vous comprenez le travail que font le Président de la république et le gouvernement pour attirer les investisseurs en Côte d’Ivoire. Et d’ailleurs, le Président de l’Assemblée nationale, lors de ses tournées, est allé au Japon, en Corée. Il a aussi invité les hommes d’affaires à venir investir en Côte d’Ivoire. C’est donc l’ensemble de la communauté ivoirienne qui travaille sur ce dossier. La deuxième source, c’est la consommation intérieure qui est notamment liée au pouvoir d’achat des populations. J’ai indiqué que cette consommation a augmenté de 12% à 13%. Quel que soit ce que l’on dit, les Ivoiriens ont quand même de l’argent, ils dépensent l’argent, notamment le monde paysan, avec l’augmentation des prix des produits agricoles. Je l’avais dit en son temps, il a quand même 725 fcfa à 750 fcfa qui ont été décidés au niveau du Café-cacao et 1.271 milliard fcfa qui ont été distribués concernant les produits vivriers. Tout cela fait de l’argent et ça augmente la consommation. La troisième source importante de croissance en Côte d’Ivoire est le solde, exportations moins les importations qui est positif. La balance commerciale ivoirienne a toujours été excédentaire. Et qui permet de tirer la croissance vers le haut. Nous allons pousser cette croissance, avoir au moins 9% en 2013 et atteindre les deux chiffres (10%) dès 2014. Puisque le Président a donné instructions au gouvernement de faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent à l’horizon 2020.

Monsieur le président de l’Assemblée nationale, y a-t-il été question de la gouvernance par ordonnances au cours de votre séance de travail avec le premier ministre ?

Guillaume Soro : A notre demande, notre sollicitation, le Premier ministre a bien voulu venir ici à l’Assemblée nationale, d’abord comme vous l’avez constaté, pour la remise du prix, aussi pour avoir une séance de travail. Nous pensons qu’il est tout à fait souhaitable, que dans le cadre du dialogue entre les institutions, le président de l’Assemblée nationale, le premier ministre, nous puissions nous retrouver pour partager les informations au sein et à l’intérieur de nos institutions. Donc parce que nous sommes complémentaires. D’ailleurs, au cours de la séance de travail, le premier ministre et nous-même avons convenu que chaque dernier jeudi du trimestre, nous allons nous retrouver, soit à la Primature, soit à l’Assemblée nationale pour partager les informations entre nos deux institutions et anticiper sur les questions d’intérêt général. Aujourd’hui, il n’a pas été question de parler des ordonnances parce que c’est quelque chose qui est convenu. C’est une pratique normale et régulière dans nos Etats. Mais nous avons plutôt fait le point des dossiers transmis à l’Assemblée nationale, relatifs au fonctionnement de l’Assemblée nationale. Nous avons partagé des informations sur comment le dialogue politique avance avec l’opposition. L’Assemblée a donné des informations sur la diplomatie parlementaire que nous avons eu à mener, la coopération parlementaire que nous avons eu à développer et sur les actions que nous allons mener bientôt, notamment la 39ème assemblée parlementaire de la francophonie qui se tiendra à Abidjan du 6 au 12 juillet. Je voudrais profiter pour remercier le premier ministre. La séance de travail a été fructueuse. Nous avons fait de vrais progrès sur des dossiers importants et je suis heureux que nous puissions formaliser cela en nous retrouvant chaque dernier jeudi de chaque trimestre pour parler de la vie de la nation.

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale, quel bilan d’application pouvez-vous faire de la loi d’habilitation, autorisant le chef de l’Etat à gouverner par ordonnance concernant l’économie, depuis quelques semaines qu’elle a été votée ?
Guillaume Soro : S’il s’agit de faire le bilan de notre mandature législative, évidemment, je l’ai fait à l’ouverture de la session. Nous avons développé plusieurs champs dont la diplomatie parlementaire. Nous avons été partout sur tous les continents. Aux Etats unis, au Canada, en Europe, au Japon où nous avons été officiellement reçus. Nous venons de recevoir une invitation à visiter le parlement chinois au mois de novembre. Et nous allons continuer. En Afrique, nous avons visité les parlements de la sous région et de l’Afrique centrale. En Côte d’Ivoire, nous avons également travaillé. Nous sommes allés dans les différentes régions de notre pays. Nous allons continuer de sillonner la Côte d’Ivoire pour apporter le message de l’Assemblée nationale. Je pense qu’au niveau de la diplomatie et de la coopération parlementaire, dès que nous avons pris fonction, nous avons été réintégrés à l’assemblée parlementaire de la francophonie. Nous devons signer une convention de coopération parlementaire avec le parlement belge. Je pense que beaucoup de choses sont en train d’être faites dans ce domaine… Nous avons voté 23 lois l’année dernière. Les organes de l’Assemblée nationale fonctionnent. Vous êtes ici en ces lieux. L’année dernière, nous étions à Yamoussoukro. Cela veut dire que les choses ont commencé à fonctionner. Et l’Assemblée nationale tient pleinement son rôle dans la république et nous entendons continuer sur la lancée indiquée tout à l’heure. Un an après notre intégration à l’Assemblée parlementaire de la francophonie, que nous ayons pu avoir la confiance de nos partenaires pour organiser la 39ème session ici. C’est autour de 400 délégués qui seront présents en Côte d’ivoire. Ce qui veut dire que les choses sont normalisées dans notre pays. Grâce à l’action du gouvernement, la sécurité est revenue.

Monsieur le Premier ministre, quel commentaire faites-vous des deux premières années de la mandature du chef de l’Etat ?

Kablan Duncan : A propos des ordonnances

Les ordonnances sont prises pour permettre l’accélération de l’action gouvernementale. Notamment lorsque l’Assemblée nationale n’est pas en session. Le président de la République veille à ce qu’il y ait la régularisation de l’ordonnance en loi une fois que l’Assemblée nationale est en session. Il y a une urgence dans le cadre de l’un de nos engagements vis-à-vis d’une institution internationale, dans le cadre aussi du doing busness et du Millelium challenge coorporation (Mcc) à telle enseigne que la Côte d’Ivoire prenne une décision rapide. Ces textes sont passés par ordonnance et il y a 2 qui viennent déjà en projet de loi au niveau de l’Assemblée nationale. Il ne s’agit pas d’enlever des pouvoirs à l’Assemblée nationale. Bien au contraire, ça fait partie de la constitution. Ce sont des textes qui sont appliqués conformément à la constitution. D’autres textes viendront également pour examen et adoption éventuelle. Ce matin en Conseil des ministres, parlant des 2 années après l’investiture du président de la République du 21 mai 2011 au 21 mai 2013, je me suis adressé à lui de façon succincte pour souhaiter mes félicitations au gouvernement pour les grandes actions menées et qui ont permis d’obtenir des résultats positifs. De manière succincte, 3 secteurs ont fait l’objet de notre expression. D’abord, au plan de la paix et de la sécurité, chacun sait que la situation s’est améliorée. L’indice d’insécurité qui était de 3 en 2012 est passé à 1 en mai 2013 (…) La Côte d’Ivoire est aujourd’hui en paix à l’intérieur des frontières et en paix avec les pays voisins (…) Au niveau politique, il y a eu le dialogue avec l’opposition. Même si nous n’avons pas encore abouti avec le cadre permanent de dialogue, nous avons beaucoup avancé avec l’opposition. 2 commissions ont déjà terminé leurs rapports. Des projets de lois viendront à l’Assemblée nationale pour entériner les conclusions des discussions. Il reste 2 autres commissions qui vont faire l’objet de discussions. Avec le Fpi, il y a eu des avancées aussi. Mais là, les commissions n’ont pas encore donné leur rapport. Au mois de juin, nous allons renouer les discussions avec le Fpi comme avec les autres partis (…) Au plan de la réconciliation nationale, il faut reconnaitre que, même si les Ivoiriens sont très exigeants dans ce domaine, des progrès ont été réalisés. Concernant la croissance économique, on en a parlé longuement. Avec une croissance de 9,8%, nous allons accélérer pour atteindre une croissance à 2 chiffres. Nous allons continuer à nous attaquer au problème de l’emploi des jeunes, à la cherté de la vie et à l’amélioration du niveau de vie en général.

Il y a un rapport qui a cité des proches de Soro dans un pillage de cacao. Commentaire ?
Soro : Ce n’était pas à l’ordre du jour mais je vais y répondre. Le gouvernement a déjà répondu à la question. Nous attendons des preuves des allégations contenues dans ce rapport. Si on prétend qu’il y a eu prévarication de 400 mille tonnes par un chef de guerre, c’est qu’il est à peu près 3ème ou 4ème producteur mondial de cacao ! Il y a donc des choses qui méritent d’être clarifiées (…) Nous aurons l’occasion de donner des réponses à chaque point le moment venu. Généralement, avant de rendre publics des éléments dans un rapport qui indexe une personne, un Etat ou une institution, vous donnez l’information à la personne et vous recueillez les informations complémentaires avant de le faire. Mais quand c’est fait de façon unilatérale et que les autorités ivoiriennes apprennent dans la presse, par la presse, de telles informations quelque graves, je trouve que ce n’est pas respecter la procédure ni les autorités. Le gouvernement trouvera le cadre approprié pour donner les réponses qu’il faut. Comme vous m’avez interpellé, sachez que ces chefs militaires sont là et ils continuent leur travail.

Après l’arrestation d’Amadé, quelle sera la suite ?

Duncan : (…) J’avais déjà dit que le gouvernement allait faire arrêter Amadé. Et c’est fait surtout dans des meilleures conditions possibles sans mort d’homme. Il faut maintenant que la justice soit saisie et qu’elle joue le rôle qui est le sien. De manière générale, en ce qui concerne l’occupation des forêts classées, l’Etat entend y mettre de l’ordre. Le gouvernement entend régler ce problème de manière humaine. Si les occupants comprennent tant mieux mais s’ils ne comprennent pas, force sera à la loi.
Propos recueillis par François Bécanthy et Serges Amani

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lundi, 20 mai 2013

LES TITRES ET LES DIPLOMES

image_gallery.gifLa reconnaissance des diplômes

Titre, diplôme ou encore certificat, il ne faut pas tout mélanger ! Voici quelques explications pour vous aider à vous y retrouver dans les arcanes de la certification professionnelle.


Les diplômes nationaux

Titre et diplôme, ce n’est pas la même chose ! D’une part ils ne sont pas délivrés par le même ministère, et d’autre part, ils ne renseignent pas sur la même finalité. Un titre est une certification professionnelle enregistré au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) géré par le ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi. Il a une valeur plus pratique et professionnelle que le diplôme, délivré par le ministère de l’Education Nationale.


Les diplômes visés

Il s’agit de la reconnaissance par le ministère de l’Enseignement Supérieur des diplômes délivrés par des écoles consulaires ou privées. Le visa est attribué pour 6 ans renouvelables, suite à l’évaluation par une commission.
Les écoles supérieures de commerce des CCI, ainsi que les écoles de niveau bac +3, délivrent des diplômes visés.

Le grade de master

Il faut bien distinguer le diplôme national de master, délivré uniquement par les universités, du grade de master, délivré par les grandes écoles. L’autorisation de délivrer un grade de master est délivrée par le ministère de l’Enseignement Supérieur, suite à l’évaluation des formations des écoles.
Les écoles de commerce peuvent ainsi, en plus des diplômes visés, délivrer le grade de master (bac+5).


Les diplômes d’ingénieur

La Commission des titres d’ingénieurs (CTI) habilite les écoles d’ingénieur à délivrer le titre d’ingénieurs, à condition de respecter des critères de qualité d’enseignement. L’habilitation est accordée pour une durée de 6 ans, renouvelable.

Les certificats de qualification professionnelle

Attention, ce n’est pas un diplôme officiel ! S’il certifie bien que vous avez acquis une compétence précise dans un domaine donné, il n’est reconnu que par les employeurs du domaine concerné.
Ils sont accessibles aux jeunes en formation, aux salariés et aux demandeurs d’emploi.

Le RNCP

Depuis 2002, tous les titres et diplômes à finalité professionnelle sont regroupés au sein du RNCP, le Répertoire national de la certification professionnelle. Cet outil d’information, disponible sur le web, permet, pour chaque titre, de connaître la date de sa reconnaissance par l’Etat, les secteurs d’activités, les emplois concernés ainsi que les modalités d’accès.

L’inscription y est de droit pour les diplômes nationaux, les diplômes visés et les diplômes d’ingénieur ; elle se fait sur demande pour les autres titres à finalité professionnelle (dont les titres des CCI) ainsi que les CQP.

L’harmonisation des diplômes au plan européen, le système LMD

Avec la mise en place du «système LMD», les diplômes français de l’enseignement supérieur se sont réorganisés et harmonisés avec leurs voisins européens autour de trois grades : la Licence (bac +3), le Master (bac +5) et le Doctorat (bac +8).

Cette réorganisation 3/5/8 vise à faciliter la reconnaissance des diplômes étrangers et la mobilité des étudiants.


Les enseignements sont désormais divisés en semestres – 6 pour la Licence, 4 pour le Master et 6 pour le Doctorat – et permettent d’accumuler des crédits ECTS (European Credits Transfer System), une unité de mesure de l’enseignement pédagogique. Ils sont transférables et capitalisables d’un pays à l’autre.

La reconnaissance des diplômes étrangers en France

Vous n’avez pas fait vos études en France et souhaitez travailler et faire reconnaitre votre diplôme pour exercer dans l’hexagone ? Voici la marche à suivre.

Si vous n’habitez pas encore en France, il faut contacter le centre ENIC-NARIC France, qui informe et délivre les attestations de comparabilitépour un diplôme obtenu à l'étranger. Le tout, après une analyse précise du statut de l’établissement qui a délivré le diplôme, de la reconnaissance du diplôme par l’Etat auquel il appartient, de la durée des études, etc.

Si vous résidez déjà en France, il faut contacter le rectorat de votre lieu d’habitation qui peut délivrer ces attestations de comparabilité.

Dernier point : les demandes étant étudiées au cas-par-cas, les attestations ne sont pas délivrées automatiquement !

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jeudi, 25 avril 2013

Créer son entreprise aujourd'hui, c'est facile ! Pourquoi ? Comment ?

JESUS 096.jpgI- DEMARCHE DU CREATEUR D'ENTREPRISE !

I-1 Idée
On peut définir l'idée d'entreprise comme : une conception neuve dans l'otique de porter une activité génératrice de revenus.
La genèse : L'idée d'entreprise vient du cœur, du plus profond de soit. C'est un rapport entre notre vécu, notre savoir faire et notre environnement.
L'idée est le point de départ de l'initiative privée. C'est une sorte de fœtus, qui doit être nourri, entretenu, enrichi, soigné jusqu'à ce que l'on accouche l'entreprise.
Sans idée il n'y a rien, il n'y a pas de projet, il n' ya pas de production, de prestation possible. Au commencement de l'initiative il y a l'idée.
Les idées de projet, se dénombrent par centaines. Il y a 7 types de sources pour les idées de projets. Quand un consultant reçoit un promoteur, la formation de l'idée de projet va mettre en œuvre 7 facteurs. Il va parcourir un processus avec le promoteur jusqu'à ce que la meilleure idée soit accouchée, jusqu'à ce que 15 étapes de validation de l'idée soit parcourues.

I-2 Profil
On nait entrepreneur, on devient entrepreneur ; l'on peut accoucher l'entrepreneur en soi, et l'on peut « doper son potentiel entrepreneurial ». L'entrepreneur a un profil constitué de 15 caractères, 15 attitudes et comportements qu'il faut évaluer, tester en soit et au fur et mesure améliorer son score pour chaque caractère et la moyenne de son profil entrepreneurial.

I-3 Décision d'entreprendre
Avec une idée validée et un profil consolidé, il faut faire un test selon 15 axes pour décider de se lancer. Cela va s'inscrire dans le cadre des axes généraux : Homme / Projet, Produit / Marché, Projet / SWOT ou FFOM (Force-Faiblesse-opportunité-Menace), Homme / ressources. Il s'agit d'une analyse des critères exogènes et endogènes d'une variable plus large, plus global : Homme/Entrepreneuriat.

I-4 Démarches préliminaire
Ici il s'agit de rassembler le maximum d'information pour :
- Le lancement immédiat de la micro entreprise avec une mini étude sommaire et qui va croître et solliciter du financement pour son développement en sollicitant une étude de développement.
- L'élaboration d'une étude de faisabilité (business plan + dossier financier) par un cabinet pour rechercher un financement.
Ce sont des informations sur divers aspects de l'étude de faisabilité :
L'étude marketing commerciale (les clients ? Les produits ? Les prix ?...),
-L'étude organisationnelle, (Le personnel? L'organisation? Le fonctionnement? Les qualifications? )
-L'étude technique (les fournisseurs ? Les locaux ? Les équipements ? Les moyens d'acquisition ? Les couts ? Les innovations ? Les alternatives techniques ? . )
-L'étude financière, (les investissements ? Le BFR ? Les recettes ? Les charges ?
-L'étude juridique (les contrats éventuels ? Les conditions juridiques de fonctionnement ? Les agréments ? Les autorisations ? Le registre de commerce (la forme juridique à choisir ?) Le régime fiscal ? Les garanties proposées ? Les suretés qui grèvent les actifs disponibles ?).
-Les facteurs de risques ? , les incidents et difficultés éventuelles ? Les données sur le secteur d'activité et leurs évolutions récentes.
Mais où et comment trouver les bonnes informations ?

I-5 Recherche de financement et démarche administrative
Elle intervient après la conception du plan d'affaires de votre projet.
Le financement d'entreprise recouvre à la fois les fonds propres et les emprunts à moyen et long terme (qui constituent le "haut de bilan") et les divers emprunts à court terme ou de trésorerie (qui constituent ensemble le "bas de bilan"). Il y a le financement bancaire, les microfinances, les fonds de garanties, les financements religieux, islamiques et œcuméniques, les fonds d'investissement, les banques privées, les capitaux risqueurs,…qui sont des structures de financement à divers niveaux. Chaque promoteur peut mettre en place une stratégie de mobilisation de ressources.
Qu'est-ce que c'est que l'étude de faisabilité et comment se présente ce document ?
Quelques sont les structures de financement? Elles sont nombreuses. Elles disposent de ressources, mais hélas les clients, les promoteurs d'entreprises ne savent pas rentrer dans leurs critères. Pour avoir une liste de financiers, leurs canevas et critères, il faut passer l'étape «Décision d'entreprendre».
Pour toute entreprise crée :
1. La première démarche est celle de la constitution du registre de commerce au tribunal du lieu d'implantation, selon la forme choisie: entreprise individuelle SARL unipersonnelle, SARL, SA, SNC, GIE, société en commandite, coopérative. Le registre de commerce donne la personnalité juridique de l'entreprise. Comment faire ?
2. La seconde démarche, c'est la déclaration fiscale au centre des impôts le plus proche ou au centre de rattachement de la zone d'implantation. Cela pour avoir un Compte contribuable.
3. Les employés doivent être déclarés à la CNPS,
4. Toute entreprise doit s'inscrire et cotiser au FDFP.
Ces démarches peuvent prendre en compte l'obtention d'autorisations, d'agréments ou des démarches pour le respect de réglementations. Les démarches peuvent se poursuivre à l'AGEPE et à la chambre de commerce et d'industrie ainsi qu'au commerce extérieur selon le cas.
En général, les entreprises font la première démarche, la déclaration fiscale intervient au moment où l'entreprise va faire des recettes, et les autres démarches suivent. Est-ce normal ?
Certains font la recherche de financement et les démarches administratives concomitamment, est-ce cohérent ? Chacune des formes juridiques a des avantages et inconvénients.

I-6 Lancement de l'entreprise
Pour le lancement de l'entreprise il y a deux installations: physique et fonctionnelle.
- l'installation physique :
Local, Aménagement, Installation (Mobilier, Matériel, abonnements), Recrutements,…
- l'installation fonctionnelle
Fonction Administrative (financière et budgétaire, comptable, gestion des hommes, gestion des moyens généraux, gestion de la sécurité, juridique, l'informatique…)
Fonction Technique, Fonction Commerciale, Fonction de Contrôle ( Fonction de Pilotage (management, gestion)Fonction de Recherche et développement
I-7 La gestion de l'entreprise

7 principes pour le développement et la gestion durable de la petite entreprise.
Définir de manière précise les taches,
Réduire les charges et optimiser les recettes,
Mise en place d'une bonne politique comptable,
Ne pas confondre la caisse, le salaire et une caisse d'aide
Définir des objectifs de performance et motiver le personnel
Avoir un management participatif,
Avoir une vision à long terme de l'entreprise : la gestion durable
La gestion durable de l'entreprise implique : la maîtrise des risques liés à la gestion de l'entreprise et à la mise en place d'une gestion stratégique et prospective.

I-7 Les secrets de l'entrepreneuriat
Nous avons abordé ce sujet durant près de 100 interventions télévisées à l'émission « Matin Bonheur » de la RTI. Nous abordons en détail les points énoncés en bleu dans les chapitres précédents, les erreurs à éviter et les astuces pour entreprendre dans le cadre de séminaires.
Inscrivez-vous pour les séminaires en entrepreneuriat notamment le samedi 18 septembre et le samedi 16 octobre 2010 au siège de l'ONG MESNTIC de 09h à 17h à Cocody St Jean.

Nous poursuivons cet article avec les généralités sur l'entrepreneuriat.


II GENERALITES
L'entrepreneuriat, un bien grand mot! Un mot essentiel. C'est un terme qui revêt une importance globale. La vie de l'homme se simplifierait en : naître, s'éduquer et se former, travailler et fonder un foyer et ensuite mourir. Tout individu majeur aujourd'hui trouve donc le sens de sa vie dans sa capacité à « gagner sa vie » ; sa capacité à chaque jour, chaque mois, chaque année, avoir des ressources pour se prendre en charge. Cela traduit d'exercer une activité qui rapporte ces ressources. Elle peut être une activité malhonnête ou dégradante (vol, prostitution, …) ou honnête et valorisante. Dans le cadre des activités honnêtes, elle peut être une activité civile ou militaire. Parmi les activités civiles on distingue celles qui ont trait à l'emploi public, privé, institutionnel ou celles qui ont trait à l'auto-emploi.
L'entrepreneuriat prend là tout son sens. C'est un concept très concret qui s'intègre à la vie de chaque individu, et au niveau macro-économique à celle des états dont le budget est assis sur une assiette fiscale et de taxes en général dues par les opérateurs économiques. L'on définit donc l'homme comme un homo-économicus, mais aussi comme un homo-faber. L'homme est donc dans un système économique qui a évolué avec les âges, où les métiers et les activités se sont transmises de père en fils et où il faut aussi concevoir, fabriquer ou produire et ensuite troquer ou vendre. Celui qui n'entreprend pas dans ces conditions est voué à la mendicité ou au vice.
C'est un problème général qui concerne la majorité de la population des pays tels la Côte d'ivoire.


II-1 Introduction
« L'entrepreneuriat, c'est pour les autres ; moi je veux aller travailler à la fonction publique ou dans le secteur privé. J'ai un penchant pour le public car il y a la sécurité, mais je préfère le privé car la car là bas les salaires sont plus élevés » : monologue d'un jeune diplômé ivoirien des années 80. Se former pour être employé dans le secteur privé! L'entreprise de quelqu'un d'autre. De 1980 à aujourd'hui ; il y a eu une pluie de : PAS (plan d'ajustements structurels : 1981-83, 84-86, 86-88, 90-92), inflation, dévaluation, crise politico-économique qui n'ont pas encore cédé le temps au beau temps. Selon le DSRP (Document Stratégique de réduction de la pauvreté, chapitre 280 : «Les structures publiques ou privées, pourvoyeuses d'emplois salariés, ne peuvent absorber qu'une proportion relativement faible de la population en âge de travailler. En outre, les perspectives d'emploi de la jeunesse sont assez insuffisantes, qu'elle soit diplômée de l'enseignement supérieur ou sans qualification. En effet selon les statistiques de la CNPS, sur 26.000 entreprises déclarées avec 550.000 emplois avant la crise de 2002, le pays ne comptait plus que 13.124 entreprises en 2006 pour moins de 300.000 emplois, soit une baisse de l'offre de 44% des emplois du secteur privé moderne au cours de la période 2002-2006. Dans le même temps, seul un départ à la retraite sur dix est aujourd'hui remplacé dans la fonction publique ». Pour revenir à notre monologue : travailler dans quelle entreprise ? La moitié a fermé, la reprise économique est timide, et le beau temps de la croissance pourvoyeuse d'investissements des entreprises et de la création d'emploi reste encore à venir. Nous avons dit crise, cela traduit aussi la conjoncture, cela traduit des opportunités à saisir. C'est un problème de mentalité. Dans quelle entreprise travailler? Dans ma propre entreprise? Ainsi est caricaturée une présentation de l'environnement socio-économique et le besoin d'entrepreneuriat qui se pose. Nous allons exposer quelques généralités avant de traiter le problème.


II-2 Historique et problématique de la culture entrepreneuriale
L'entrepreneuriat a commencé par l'agriculture vivrière. Au XV e siècle apparaît le mercantilisme sur la kola et l'or. Les colons introduisent ensuite les produits tropicaux et l'exportation. Quelques industries sont installées. Après les indépendances, de nombreuses entreprises sont crées par des européens, des ressortissants de la CDEAO, il y a ensuite l'arrivée des libanais et maintenant des chinois à côté d'autres nationalités et d'un entrepreneuriat ivoirien. A partir de 1980, les PAS ont poussés de nombreuses entreprises dans le secteur informel.
A partir des années 90, la politique de privatisation traduit le basculement d'entreprises du secteur public vers le secteur privé. Aussi les statistiques du BIT des années 90, nous donnent des standards de la croissance du chômage. Entre 90 et 94, la population active en milieu urbain s'est accrue de 8,2% l'an. Le volume d'emplois salariés disponible s'est accru seulement de 3,8 % la différence entre ces deux ratios peut s'appréhender comme le taux de croissance du chômage à cette période.


II-3 S'auto-employer, créer de la richesse ou satisfaire le besoin des autres ?
S'auto-employer et créer de la richesse, sont des arguments pertinents, mais aboutissent le plus souvent à des petites entreprises ou à des potentiels sous exploités. Résoudre le besoin, les préoccupations des autres, rechercher des solutions aux problèmes est plus pertinent et inscrit le produit ou le service monnayé dans un cadre de la durabilité et d'une plus grande prospérité. Bill Gates cherchait la solution pour faire tourner les ordinateurs de IBM, il a trouvé à terme des dizaines de milliards de dollars qui l'on porté durant de nombreuse année au rang de plus riche du monde.


II-4 Naître ou devenir un homme d'affaire ? L'entrepreneuriat total !
Mais naît-on entrepreneur ou le devient-on ? C'est une question à laquelle l'on répondra par oui ou par non. Nous n'avons pas connaissance d'un gène isolé comme étant celui qui favoriserait l'entreprenance. Mais on peut dire que selon l'environnement familial, selon l'environnement culturel, un bébé qui nait peut être déjà disposé à être un bon entrepreneur. Un enfant qui nait dans l'entrepreneuriat consacré de ses parents, de sa communauté va certainement adopter les comportements de son milieu.
Autant il est naturel qu'un enfant soit éduqué et qu'il parait normal que tout enfant de 10 ans sache en général en milieu urbain, lire et écrire, autant des adultes aussi en grand nombre qui n'ont pas eu cette opportunité peuvent quelque soit leur âge, percer en quelques mois les mystères de l'écriture et du calcul. Cela traduit bien que à tout âge l'on peut s'initier à l'entrepreneuriat, même si l'on n'est pas né commerçant juif, dioula ou bamiléké.
Pour avoir l'entrepreneuriat total, une culture entrepreneuriale effective ; il faut que cela soit enseigné depuis le primaire ; une implication effective de l'Etat et des collectivités par de la formation et de l'accompagnement (financement, encadrement). La cellule familiale aussi doit être un cadre de promotion de l'entrepreneuriat.


II-5 L'entreprise moteur principal du développement d'un pays ?
Selon l'environnement sociopolitique (pays avec des entreprises nationalisées,..) dans lequel l'on se trouve, selon le niveau de développement (pays industrialisé ou non,..) est déterminé la capacité des pays à accorder de l'emploi à la majorité de leur concitoyens, créer un cadre incitatif à l'exercice d'activités génératrices de revenus ou à soutenir la population qui n'a pas d'activités rémunérées.
Dans les pays sous développés les aides sont quasi inexistantes, l'emploi publics, privé et institutionnels est limité à une frange réduite de la population active. Le salut reste être la capacité de chacun à créer une activité qui lui permette de générer ou augmenter ses revenus.

II-7 Conclusion
La Côte d'Ivoire a du potentiel : la population et les ressources naturelles sont un atout. Il faut une sensibilisation et une formation générale à la culture entrepreneuriale. Entreprendre n'est pas si difficile. L'environnement socio-économique l'impose, des solutions existe pour la création, le développement et les reprises d'entreprises, seul ou en groupe, pour des petites ou des grandes entreprises, en milieu urbain ou rural, pour des femmes et des hommes. Cela n'est qu'une ébauche de ce qui sera développé au séminaire de formation organisé ce samedi 18 septembre de 09h à 17h.

FONDATION ENTREPRISE

10:18 Écrit par Donfedo dans Blog, GOOGLE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | Pin it! |