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mardi, 18 juin 2013

COURS DE COMPTABILITE


Les notions de débit et de crédit

En comptabilité, tout mouvement est compensé par un autre en sens inverse. Par convention, on a choisi de prendre les notions de « débit » et « crédit » au lieu de travailler avec des « + » et « - ». Nous verrons d’ailleurs, par la suite, ce que peuvent représenter ces « débits » et « crédits ». Le mouvement comptable est consigné dans ce qui est appelé une « écriture comptable ».

Illustrons ce propos par un exemple :

Supposons que le client « Immo » paie sa facture de 121,00€ par un virement sur le compte bancaire de la société « MaSociété » : Dans « MaSociété », on aura les mouvements suivants :

Compte banque : 121,00€ au débit
Compte client « Immo » : 121,00€ au crédit

Dans cette écriture, l’avoir en banque augmente de 121,00€ (d’où débit) et le montant dû par le client « Immo » diminue de 121,00€ (d’où crédit).

Si, par contre, « MaSociété » avait payé 150,00€ par caisse au fournisseur « La Poste », on aura alors les mouvements suivants :

Caisse : 150,00€ au crédit
Compte fournisseur « La Poste » : 150,00€ au débit

Dans cette écriture, l’avoir en caisse diminue de 150,00€ (d’où crédit) et la dette envers le fournisseur « La Poste » diminue de 150,00€ (d’où débit).

Il est également possible d’avoir des écritures dans lesquelles plusieurs comptes se compensent mutuellement mais, dans tous les cas, on devra OBLIGATOIREMENT avoir une égalité entre la somme des débits et la somme des crédits
La structure du Bilan et du Compte de Résultats

Schématiquement, on peut représenter le Bilan et le Compte de Résultats de la manière suivante :
Avoir de l'entreprise
Débit Dettes de l'entreprise
Crédit
Long terme
Court terme
Immédiat/Passé

Les exercices et les périodes

L’activité d’une société est découpée en exercices sociaux. L’exercice social est, dans le cas des sociétés, déterminé par les statuts (attention : certains exercices, et notamment le premier, peuvent avoir une durée différente de 12 mois). Dans le cas des personnes physiques, l’exercice social est obligatoirement l’année civile.

Chaque exercice est séparé en périodes comptables, périodes qui, en fait, correspondent aux différents mois. Si, par exemple, le premier exercice de « Comptagest » va du 01 juillet 2011 au 31 décembre 2011, il comportera les périodes suivantes : juillet 2011, août 2011, septembre 2011, octobre 2011, novembre 2011 et décembre 2011.

La numérotation doit être séquentielle à l’intérieur de chaque journal et, donc, dans un journal donné, on ne pourra pas revenir à une période précédente quand on est passé à la période suivante.

Exemple : Si, dans la période de juillet 2011, on encode les pièces 1, 2 et 3 et que la pièce 4 est encodée dans la période de août 2011, la pièce 5 devra obligatoirement être encodée dans la période de août 2011 ou dans une période ultérieure.

Normalement, les pièces sont encodées dans la période à laquelle elles se rapportent, à l’exception des pièces reçues tardivement qui seront encodées dans la première période comptable disponible (Attention : si elle est encodée en dehors de l’exercice auquel elle se rapporte, elle devra faire l’objet d’un traitement spécial).

Tant les bilans comptables que les déclarations TVA seront calculés sur base de périodes, ce qui montre l’intérêt d’une affectation


Frais d’établissement
Immobilisations incorporelles
Immobilisations corporelles
Immobilisations financières

Créances à plus d’un an
Stocks et commandes en cours d’exécution
Créances à un an au plus
Placements de trésorerie
Valeurs disponibles
Comptes de régul. et comptes d’attente




Capital, Prime d’émis., +values de rééval.
Réserves
Bénéfice/Perte reporté
Subsides en capital
Avance aux associés sur rép. de l’actif net
Provisions et impôts différés

Dettes à plus d’un an
Dettes à un an au plus
Comptes de régul. et comptes d’attente
Résultat courant


Marchandises
Frais généraux
Rémunérations
Amort., réductions de valeur et provisions
Autres charges d’exploitation
Charges financières
Charges exceptionnelles
Impôts
Transferts aux réserves immunisées


Ventes
Autres produits d’exploitation
Produits financiers
Produits exceptionnels
Impôts
Prélèvements sur les réserves immunisées


Bénéfice de l'entreprise



Perte de l'entreprise

Long terme
Court terme
Immédiat/Passé

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Cliquez sur les titres des comptes afin de visualiser leur contenu.

Les journaux comptables

Les écritures comptables sont consignées dans des journaux. Ces journaux reprennent, de manière séquentielle (les numéros doivent se suivre) les différentes écritures qui reflètent les opérations réalisées par la société.

En Belgique, on a l’habitude de classer les différentes écritures en fonction de leur nature et on obtient ainsi les grands types de journaux suivants :

Les journaux d’achats : Reprennent les écritures relatives aux factures et autres justificatifs d’achats.
Les journaux de notes de crédit sur achats : Reprennent les écritures relatives aux notes de crédit reçues des fournisseurs.
Les journaux de ventes : Reprennent les factures émises ou les ventes réalisées.
Les journaux de notes de crédit sur ventes : Reprennent les notes de crédit émises.
Les journaux financiers : Reprennent les écritures relatives aux opérations reprises dans les extraits de compte bancaire (attention : il faut obligatoirement un journal distinct par compte bancaire), les extraits de compte des cartes de crédit (attention : il faut obligatoirement un journal distinct par carte de crédit), les caisses (attention : il faut obligatoirement un journal distinct par caisse).
Les journaux d’opérations diverses : Reprennent les autres types d’écritures comme les écritures de rémunération, les amortissements, les écritures de clôture TVA et bilantaire, et, plus généralement, toutes les écritures qu’il n’est pas possible de classer dans les autres journaux. Il est souvent préférable d’avoir plusieurs journaux d’opérations diverses (exemple : OD de rémunération, OD de clôture, autres OD).

Les amortissements d'immobilisés

Les amortissements concernent les immobilisés incorporels et corporels et représentent, en fait, la diminution de valeur de ces derniers en fonction du temps.

Lors de chaque période (idéalement, il faut le faire chaque mois mais un certain nombre de comptables n’effectuent cette comptabilisation qu’une fois par an, en fin d’exercice), la valeur des immobilisés est diminuée d’un certain montant.

Le montant est, en pratique, un pourcentage de la valeur de l’immobilisé, pourcentage qui varie en fonction du type d’immobilisé (la durée de vie d’un immeuble est supérieure à celle d’un ordinateur).

Au niveau comptable, on aura, lors de chaque période, une écriture qui crédite un compte d’actif (négatif dans ce cas) pour acter la diminution de valeur et qui débite un compte de charge afin d’acter l’utilisation ou l’usure de l’immobilisé. Pour la lisibilité de la comptabilité, on distingue ce compte du compte dans lequel est répertorié l’immobilisé.

Par exemple :

On a un immobilisé dans le compte 241000 – Matériel pour un montant de 10.000,00€ (au débit du compte)

Chaque année, on amortira, par exemple, 20 % de cet immobilisé (l’immobilisé se dévalorisera donc de 2.000,00€ par an), ce qui donnera l’écriture suivante :

241009 – Amortissement sur matériel (actif négatif) 2.000,00€ au crédit
630241 – Amortissement sur matériel (charge) 2.000,00€ au débit

A la fin de la première année, l’immobilisé aura donc une valeur de 8.000,00€ (10.000,00€ - 2.000,00€ d’amortissement).

Au niveau du calcul de la dévalorisation périodique, il existe plusieurs méthodes :

Linéaire : si l’immobilisé a une durée de vie « comptable » supposée de 5 ans, on amortit 20 % de sa valeur chaque année

Dégressif : la première année, on amortit au taux double soit 40 % (si le taux correspondant est de 20 %) et les années suivantes, on amortit 40 % du solde restant à amortir jusqu’au moment où le taux linéaire donne un montant supérieur.

Dans un tableau, on aura donc les montants suivants (pour un immobilisé de 10.000,00€ amorti sur 5 ans) :


Linéaire


Dégressif

Amts

Valeur résiduelle

Amts

Valeur résiduelle
Année 1
2.000,00

8.000,00

4.000,00

6.000,00
Année 2
2.000,00

6.000,00

2.400,00

3.600,00
Année 3
2.000,00

4.000,00

2.000,00

1.600,00
Année 4
2.000,00

2.000,00

1.600,00

0,00
Année 5
2.000,00

0,00

0,00

0,00

En outre, en fonction de la date d’acquisition de l’immobilisé et de la durée de l’exercice, on aura également différentes options.

L’annuité complète : On amortit toute l’annuité même si l’immobilisé a été acquis le dernier jour de l’exercice comptable. Cette règle est toutefois temporisée en fonction de la durée de l’exercice comptable si cette durée est différente de 12 mois : s’il ne compte que 6 mois, on ne peut amortir que 6/12 et si, par contre, il compte 18 mois, on peut amortir 18/12. Cette dernière règle ne fait, en fait, que reporter les amortissements car, dans tous les cas, le montant est, en fin de compte, amorti complètement.
Le prorata temporis par jour : on amorti, lors de l’année d’acquisition, en fonction du nombre de jours que l’immobilisé est dans la société. Si, par exemple, il a été acquis à 10 jours de la fin de l’exercice, on amortira uniquement 10/365 de l’annuité normale. Il faut noter que, comme tout sera tout de même amorti, les 355/365 restants seront amortis à la fin. Pour une facilité de calcul informatique, l’année type est souvent ramenée à 360 jours.

La 3e dimension est le taux d’amortissement qui est sensé représenter la durée de vie « comptable » de l’immobilisé. Il n’y a pas de règles strictement définies mais on s’approche souvent des durées suivantes :

Durée

Taux
Immeuble
30 ans

3.33 %
Fds de commerce
10 ans

10 %
Matériel/outillage
5 ans

20 %
Mobilier
10 ans

10 %
Voitures
5 ans

20 %
Matériel informatique
3 ans

33.33 %

L’amortissement tels que décrit ci-dessus correspond à la comptabilité historique telle qu’elle est appliquée pour les sociétés de droit Belge. Avec les normes IAS/IFRS, le système est différent et la notion d’amortissement fait place à une revalorisation périodique des immobilisés en fonction de leur valeur économique de marché ou de fonctionnalité.

17:43 Écrit par Donfedo | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |  Facebook | | | | Pin it! |

Société L`ambassade du Canada finance des projets à impact rapide à Ferké


ADO_Canada1.JPGFerkessédougou - Des ONG, groupements et associations féminines ont été informés jeudi par l’ambassadeur du Canada que des projets à impact rapide à Ferkessédougou seront financés par un programme du Fonds canadien d’initiatives locales (FCIL) mis en place par l’ambassade.

Selon l’ambassadeur, Mme Chantal de Varennes, ce programme a été lancé dans le district des Savanes pour permettre le financement de petits projets de développement local.

"Soumettez-nous vos idées et projets, nous allons les examiner avec intérêt et si un projet est retenu, il peut être exécuté dans trois mois", a dit Mme de Varennes aux membres de la société civile.

En outre, la représentante du Canada en Côte d’Ivoire a précisé que les projets doivent refléter les priorités thématiques de son pays en matière d’aide internationale avec une particularité à l’avancement de la démocratie, au maintien de la paix et la stabilité.

Le FCIL a financé à l’Est du pays, notamment à Bondoukou et à Bouna, la construction de latrines et de 25 pompes hydrauliques villageoises pour améliorer de façon significative la vie d’environ 125 000 adultes et 2.000 enfants.

(AIP)
ti/ik/kkp/cmas

16:43 Écrit par Donfedo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | Pin it! |

mercredi, 12 juin 2013

Retour de la BAD à Abidjan : Les premiers mouvements avant fin 2013 (Kaberuka)


Abidjan, 12 juin (AIP)-Le président du groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Donald Kaberuka, annonce que le retour de son institution à son siège d'Abidjan va se faire par vague avant la fin de l'année en cours.

Abidjan, 12 juin (AIP)-Le président du groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Donald Kaberuka, annonce que le retour de son institution à son siège d'Abidjan va se faire par vague avant la fin de l'année en cours.



"Les premiers mouvements sont attendus avant la fin de l'année 2013 ; ils se poursuivront au cours des deux prochaines années", a déclaré le président Kaberuka.



DONA.jpgLes conseils des gouverneurs de la BAD et du Fonds africain de développement (FAD) ont décidé, lors des réunions annuelles qui se sont tenues à Marrakech, au Maroc, du 27 mai au 31 mai, du retour de la BAD à son siège à Abidjan, rappelle-t-on.



Cette décision fait suite à une instruction des conseils des gouverneurs donnée à la direction de le la BAD, au cours des réunions annuelles d'Arusha, en Tanzanie, en 2012, de préparer une feuille de route pour un retour ordonné et planifié, a expliqué Donald Kaberuka, précisant que cette feuille de route devra garantir la stabilité de l'institution, la continuité des activités et le bien-être des employés et de leurs familles.



Délocalisé de la Côte d'Ivoire depuis 2003, pour des raisons sécuritaires, suite à la décennie de crise que le pays a connue, le groupe de la Banque africaine de développement prévoit près 500 personnes qui vont revenir d'ici décembre 2013. Le reste des quelque 2.000 agents sera de retour en 2014 dans la capitale économique ivoirienne où la BAD compte célébrer son cinquantenaire, précisément en novembre 2014, selon le communiqué du conseil des ministres du 6 juin.

(AIP)

kp



(AIP)

15:06 Écrit par Donfedo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | Pin it! |