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vendredi, 26 avril 2013

Deux jeunes étudiants africains inventent un savon contre le paludisme


af.jpgC'est l'aventure de deux jeunes chercheurs africains qui a fini par convaincre les plus grands. Ces deux étudiants burkinabé et burundais ont été primé par l'Université de Berkeley en Californie après avoir mis au point le "Fasoap", un savon qui permet de lutter contre le paludisme en éloignant les moustiques et en tuant leurs larves.

Alors que plus de 600 000 personnes meurent chaque année du paludisme dans le monde, les jeunes chercheurs ont concentré leur recherche sur la lutte contre cette maladie. Le Fasoap leur a valu d'être récompensés pour leurs travaux par l'université de Berkeley en Californie lors de la Global Social Venture Competition. Moctar Dembélé, burkinabé et Gérard Niyondiko, burundais sont tous deux étudiants au Burkina Faso.

Ils ont en effet, après des recherches à l'Institut international de l'ingénierie de l'eau et de l'environnement de Ouagadougou mis au point un savon révolutionnaire. Composé à partir d'ingrédients locaux, tels que la citronnelle et le karité (ils ne tiennent pas à révéler la liste complète de ces composants) le savon à la particularité de repousser les moustiques et de tuer les larves, empêchant ainsi la prolifération du plasmodium. Ce parasite, véhiculé par les moustiques est la cause du paludisme chez l'être humain.

Le savon, présente l'avantage d'être moins coûteux et donc accessible au plus grand nombre, de ne pas présenter d'effets secondaires, contrairement aux comprimés préventifs et rappelle Moctar Demblélé dans sa présentation, "il ne nécessite pas de modification des habitudes".

Faso_soap.jpg


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jeudi, 25 avril 2013

Tout sur la préinscription en ligne des bacheliers


doulaye coul.jpgLa Direction de l'orientation et des examens (Dorex) du ministère de l'Enseignement supérieur a procédé récemment au lancement de l'opération de pré-inscription des bacheliers 2011 non orientés, des élèves en classe terminale et des bacheliers 2012. Une innovation qui malheureusement a eu l'effet contraire en provoquant une volée de bois verts de la part des parents d'élèves. Ces derniers voient en cette opération, une escroquerie. La cheville ouvrière de cette opération, M. Doulaye Coulibaly, que nous avons rencontré, explique, les motivations de cette opération et les objectifs visés.

Pourquoi avoir lancé cette opération de pré-inscription alors même les candidats au Bac sont encore sur les bancs ?

Ce genre d'opération nous aide beaucoup. L'opération en elle-même, sa nouveauté réside dans le fait qu'on soit remonté jusqu'aux candidats au Bac. Sinon, dans les universités de Cocody, d'Abobo-Adjamé, l'opération en ligne avait commencé depuis plusieurs années. Pour Abobo-adjamé, ça fait au moins 3 ans mais c'est Cocody qui a commencé. Cette année, compte tenu de la fermeture des universités publiques et de tout ce qui a été mis en place pour une réouverture des universités (Bouaké, Cocody, Abobo-Adjamé), tous les travaux qui se font sur les campus doivent concourir pour permettre à notre système d'enseignement supérieur de connaître des années académiques normales. Ce qui signifie que l'école commence au moins en septembre ou octobre. Comme c'est un départ nouveau, nous avons pensé qu'il fallait aller plus haut, c'est-à-dire commencer par les élèves de Terminale.

Qu'est-ce qui justifie le choix des élèves de Terminale ?

Vous savez, souvent nos institutions, après le Bac, reçoivent un grand flux d'admis. Les responsables de ces institutions reçoivent ces étudiants sans avoir fait une planification quelconque. Or l'opération que nous commençons est numérique. Une fois que le candidat renseigne les fiches et suit tout le processus de l'opération, cela permet d'avoir des données précises à mettre à la disposition des universités.

Cette année par exemple, nous avons 204.355 candidats au Bac, chiffre donné par le ministère de l'Education nationale. Les universités auront donc à satisfaire les désirs des candidats. On peut découvrir par exemple, à partir de ces données brutes, que sur les 204.355 candidats, 60% veulent aller dans une université donnée et que sur les 60%, il ya 40% qui veulent aller dans une même filière. L'opération permet donc de planifier et d'avoir ces données-là. Certes, le Bac ne s'est pas encore déroulé, mais c'est un élément très important de planification.

Dans un second temps, et qui est d'ailleurs de loin la première préoccupation, un candidat au Bac qui est à Tingrela, à Tanda, à Danané, à qui on demande d'aller faire une pré-inscription, s'il est admis, pour nous pédagogiquement, c'est une source de motivation. Une fois qu'on a les admis qui sont déjà codifiés puisque nous n'avons pas leur numéro de table, on peut faire des études comparatives par rapport à l'année précédente. Ceux qui sont admis sont déjà dans les fichiers, de sorte qu'ils n'auront qu'à confirmer ce qu'ils avaient souhaité ou procéder à des aménagements sans se déplacer pour venir à l'université. Ce qu'ils ont maintenant comme élément nouveau, c'est le numéro de table et le relevé de notes au Bac. Le nouveau bachelier introduit, en fonction de la filière qu'il veut faire les notes selon les matières. En faisant cette dernière opération, nous serons à 2 semaines de septembre parce que les résultats, c'est le 13 août 2012 pour une rentrée qu'on annonce début septembre.

Avec ces données, avant que l'enfant ne bouge de sa ville où il est, on a toutes ces données-là. Il est bien écrit que c'est sous réserve des notes que le ministère de l'Education nationale va nous donner. Mais on aura l'avantage, avant septembre sinon début septembre, d'avoir affectés ces étudiants selon les filières et selon leurs désirs. Vous voyez qu'on gagne en temps. Quand nous recevrons la liste des candidats admis, cela nous permettra de vérifier par rapport aux données qu'eux-mêmes ont introduites dans l'ordinateur. C'est un avantage énorme qui peut nous permettre d'avoir des années académiques normales. Ce d'autant plus qu'on va vers le système LMD. Vous savez que c'est un départ nouveau ; tout le monde reprend son année. C'est la seule façon d'être efficace.

Le problème, c'est que l'opération n'est pas gratuite ! Il faut payer 2000 Fcfa ou 5000 Fcfa selon la population concernée par l'opération. On ne peut pas le faire gratuitement, parce que nous sommes dans un monde numérique. Nous n'avons pas l'équipement nécessaire en tant qu'administration, pour le faire. Nous avons recours aux opérateurs économiques, qui sont les sociétés de téléphonie mobile. Celles qui avaient les capacités sur tout le territoire ont signé des contrats avec nous. Il s'agit de Orange et MTN. Ce sont des opérateurs capables de permettre aux candidats de Tengrela, de M'Bahiakro, de Danané, de Lakota, de Guibéroua, etc de faire l'opération. Cela est très important. Mais ça a un coût.

Pour réussir l'opération, nous n'avons pas voulu lésiner sur les moyens. On a hébergé nos sites à l'extérieur, chez ceux là-mêmes qui sont beaucoup plus avancés et qui ont un équipement performant, pour que l'opération ne coince nulle part et qu'on ne soit pas dans l'impasse. Mais cela à un coût.

L'opération de pré-inscription est une opération qui comme toujours, s'autofinance. Nous-même à la Dorex, tout comme dans les services informatiques qui sont amenés à traiter les données, il faut un équipement qui doit être payé. Cette opération est très différente de l'identification, qui est financée par le PPU. Ce n'est pas parce que c'est sur internet qu'on n'a pas recours aux ressources humaines pour le traitement avec célérité des données. Comme par le passé, ces personnes-là ont des perdiems. C'est payé là-dessus. Donc ce n'est pas une arnaque pour escroquer les parents. Ce n'est pas de l'argent qui va dans nos poches. On ne peut pas sortir d'une crise et venir ouvertement, escroquer des parents.

Nous voulons rendre notre enseignement supérieur performant. Le problème n'est pas matériel, il est question de la Côte d'Ivoire de demain. Et c'est aujourd'hui que ça doit commencer, avec ce départ nouveau.

Où va donc cet argent ?

C'est de l'argent qui dans un premier temps, transite par le Trésor. Ici à la Dorex, nous sommes sous une régie. Donc l'argent va directement au Trésor. Une fois que l'argent est au Trésor, c'est une ressource pour l'Etat. Et par rapport aux différents intervenants dans l'opération, il y a une clé de répartition.

Et quelle est la clé de répartition ?

Sur 2000 Fcfa par l'exemple, l'opérateur mobile a 500 Fcfa. Sur les 1500 Fcfa qui restent, l'Etat prend 40% et les 60% restants servent à la réalisation de l'opération. La Dorex travaille avec les grandes écoles privées, les universités de Cocody, d'Abobo-Adjamé et de Bouaké. On se retrouve à la commission et il y a une clé de répartition qui est appliquée.

Alors, pourquoi ne pas avoir suffisamment communiquer sur ce projet pour rassurer les Ivoiriens sur la destination de l'argent ?

Bon, vous savez, quand les universités ont été fermées, il fallait atteindre un certain niveau de réhabilitation et la mise en place de beaucoup de choses matérielles qui nécessitaient beaucoup d'argent. Ça, c'était le premier souci. Et comme chacun doit contribuer, là où il se trouve, à ce départ nouveau de notre système universitaire, il nous fallait avoir les assurances au niveau technologique. Il faillait pour cela concevoir tout cela, faire des simulations et commencer l'opération. C'est ce qui explique cela.

Cette opération est-elle une spécificité ivoirienne ?

Non, ce n'est pas une opération spécifique à la Côte d'Ivoire. Nous organisons même au niveau de la Dorex, des concours d'entrée dans certaines écoles inter-Etats. Les candidats à ces concours sont généralement des élèves en classe terminale. Tous les dossiers sont faits sous réserve d'admission au Bac. Même si vous avez eu de bonnes notes au Bac et que vous n'êtes pas admis au Bac, vous êtes éliminés du concours. Mais vous aurez quand même payé la pré-inscription.

Même en Europe, tous ceux qui veulent aller dans les écoles et universités après le lycée, font des pré-inscriptions. Et les conditions, même financières, sont fixées. Si vous n'êtes pas admis, on ne vous rembourse pas.

Est-ce une décision prise en conseil des ministres qui instaure cette opération de pré-inscription ? Le gouvernement est-il au courant de cette activité ?

Non, la décision gouvernementale, c'est d'arriver à faire des années académiques normales, donc une rentrée unique selon les principes de l'Unesco, avec le respect du nombre d'heures de cours etc. C'est la feuille de route, mais comment l'appliquer ? On n'a pas besoin des instructions du gouvernement pour faire ceci ou cela.

On nous a fixé un objectif, et nous pour l'atteindre, nous nous donnons les moyens. Acet effet, il y a eu beaucoup de réunions entre les différentes directions du ministère de l'Enseignement supérieur. C'est tout le ministère qui est donc engagé. Le gouvernement veut dorénavant qu'on fasse les rentrées en septembre et exige qu'il y ait maintenant des années académiques normales. Ceux qui sont les acteurs, à quelque niveau qu'ils se situent dans le ministère, chacun doit jouer sa partition. C'est ce que nous sommes en train de faire.

Etes-vous sûr que les bacheliers 2011 non orientés le seront cette année après avoir payé ?

S'ils ont attendu un an et qu'ils ont l'occasion cette fois-ci de s'inscrire, ils seront orientés. Mais ne pensez pas que le fait de faire des pré-inscriptions en ligne devient un foutoir où n'importe qui peut aller en sciences économiques ou en mathématiques sans remplir les conditions d'accession aux différentes filières. Les conditions n'ont pas changé. Le logiciel prend tout cela en compte. Depuis qu'on a démarré l'opération jusqu'au 27 juin, sur à peu près 9000 bacheliers 2011 qu'on attendait, il y a 6547 qui ont déjà fait leur pré-inscription. Pour les candidats au Bac, nous sommes à 12.000. Ce n'est pas souvent la faute des candidats. C'est parce qu'ils n'ont pas encore l'information juste que nous avons repoussé la date butoir.

Nous allons maintenant jusqu'au 20 juillet. Initialement, c'était le 30 juin la date butoir. Il faut le dire, parmi les 204.000 candidats au Bac, certains n'iront pas à l'université et d'autres ne seront pas orientés. C'est donc une source de motivation, un élément que les gens n'appréhendent pas beaucoup.

De façon pratique, comment se fait l'opération ?

Il y a 3 populations qui sont concernées par l'opération de pré-inscription.

La première population, il s'agit des bacheliers non orientés 2011. Ce bachelier là, muni de son numéro de table, se rend dans un point agréé Orange ou MTN pour s'acquitter du droit de pré-inscription qui est de 5000 Fcfa. Il procède ensuite à des choix parce que le paiement va activer la phase des choix. Le bachelier se rend ensuite sur le site qu'il avait déjà consulté, www.dorex.educ.ci, pour s'informer sur les structures de formation et les filières afférentes afin d'opérer son choix. Il achève cette opération par l'impression de sa fiche de pré-inscription.

C'est la même procédure pour l'élève en classe terminale. Il se rend d'abord sur le site que je viens d'énoncer, pour renseigner les champs relatifs à son identité. Après son identification, l'élève reçoit automatiquement un code, puisqu'on n'a pas encore son numéro de table au Bac. Muni de ce code, il se rend ans un point agréé pour s'acquitter de son droit de pré-inscription qui est de 2000 Fcfa. Le paiement active la phase des choix, il se rend à nouveau sur le site de pré-inscription, se renseigne sur les structures de formation et les filières afin d'opérer ses choix. Il va achever cette opération par l'impression de sa fiche de pré-inscription.

Le bachelier 2012 fait ce que le bachelier 2011 a fait. Il se rend, muni de son numéro de table, dans un point agréé pour s'acquitter de son droit de pré-inscription d'un montant de 5000 Fcfa. Il se rend ensuite le site pour s'informer sur les structures de formation et les filières afin d'opérer ses choix. Il termine l'opération par l'impression de sa fiche de pré-inscription. Ce bachelier, pendant qu'il était candidat, avait déjà fait des choix. Maintenant qu'il est admis, il peut confirmer ses choix ou faire des changements. Par rapport à ce qui se faisait par le passé, le coût revient nettement moins cher. Par le passé, quand vous êtes admis au Bac, vous quittez l'intérieur du pays ou même votre commune ici à Abidjan pour venir vous pré-inscrire. Vous voulez faire une grande école, ça vous fait 5000 Fcfa. Vous voulez multipliez vos chances en vous inscrivant à l'université, vous prenez une fiche à 3000 Fcfa. Vous êtes déjà 8000 Fcfa. Ça c'est l'université de Cocody. Comme l'université de Bouaké est délocalisée à Abidjan,vous prenez une fiche là-bas à 3000 Fcfa. Vous voulez multiplier vos chances avec votre Bac D, vous allez prendre une fiche à 3000 Fcfa à Abobo-Adjamé. Chaque fois, c'est 3000 Fcfa. Or, pour cette opération, vous pouvez sur le net, faire tous ces choix au prix de 5000 Fcfa si vous êtes bachelier, et 2000 Fcfa quand vous êtes encore élève de Terminale. Il y a des coûts de transport, hébergement, de nourriture et autres frais de séjour qui n'apparaissent pas mais qui gravitent autour des 3000 Fcfa que vous payez par fiche. Sans compter les désagréments et autres attroupements; ce sont des choses qu'on ne perçoit pas. Tout compte fait, on ne peut pas se mettre en dehors de la mondialisation. Peut-être que pour les prochaines fois, on informera plus tôt les populations concernées, mais on ne peut plus revenir au système archaïque qu'on avait.

A vous entendre, on a l'impression que ce nouveau système n'a pas de faille ?

Il peut y avoir des failles mais les techniciens sont là pour rattraper, de telle sorte qu'on puisse améliorer.
C'est pour justement aménuiser ces désagréments que nous avons préféré loger nos sites à l'extérieur.

10:34 Écrit par Donfedo | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer |  Facebook | | | | Pin it! |

Créer son entreprise aujourd'hui, c'est facile ! Pourquoi ? Comment ?

JESUS 096.jpgI- DEMARCHE DU CREATEUR D'ENTREPRISE !

I-1 Idée
On peut définir l'idée d'entreprise comme : une conception neuve dans l'otique de porter une activité génératrice de revenus.
La genèse : L'idée d'entreprise vient du cœur, du plus profond de soit. C'est un rapport entre notre vécu, notre savoir faire et notre environnement.
L'idée est le point de départ de l'initiative privée. C'est une sorte de fœtus, qui doit être nourri, entretenu, enrichi, soigné jusqu'à ce que l'on accouche l'entreprise.
Sans idée il n'y a rien, il n'y a pas de projet, il n' ya pas de production, de prestation possible. Au commencement de l'initiative il y a l'idée.
Les idées de projet, se dénombrent par centaines. Il y a 7 types de sources pour les idées de projets. Quand un consultant reçoit un promoteur, la formation de l'idée de projet va mettre en œuvre 7 facteurs. Il va parcourir un processus avec le promoteur jusqu'à ce que la meilleure idée soit accouchée, jusqu'à ce que 15 étapes de validation de l'idée soit parcourues.

I-2 Profil
On nait entrepreneur, on devient entrepreneur ; l'on peut accoucher l'entrepreneur en soi, et l'on peut « doper son potentiel entrepreneurial ». L'entrepreneur a un profil constitué de 15 caractères, 15 attitudes et comportements qu'il faut évaluer, tester en soit et au fur et mesure améliorer son score pour chaque caractère et la moyenne de son profil entrepreneurial.

I-3 Décision d'entreprendre
Avec une idée validée et un profil consolidé, il faut faire un test selon 15 axes pour décider de se lancer. Cela va s'inscrire dans le cadre des axes généraux : Homme / Projet, Produit / Marché, Projet / SWOT ou FFOM (Force-Faiblesse-opportunité-Menace), Homme / ressources. Il s'agit d'une analyse des critères exogènes et endogènes d'une variable plus large, plus global : Homme/Entrepreneuriat.

I-4 Démarches préliminaire
Ici il s'agit de rassembler le maximum d'information pour :
- Le lancement immédiat de la micro entreprise avec une mini étude sommaire et qui va croître et solliciter du financement pour son développement en sollicitant une étude de développement.
- L'élaboration d'une étude de faisabilité (business plan + dossier financier) par un cabinet pour rechercher un financement.
Ce sont des informations sur divers aspects de l'étude de faisabilité :
L'étude marketing commerciale (les clients ? Les produits ? Les prix ?...),
-L'étude organisationnelle, (Le personnel? L'organisation? Le fonctionnement? Les qualifications? )
-L'étude technique (les fournisseurs ? Les locaux ? Les équipements ? Les moyens d'acquisition ? Les couts ? Les innovations ? Les alternatives techniques ? . )
-L'étude financière, (les investissements ? Le BFR ? Les recettes ? Les charges ?
-L'étude juridique (les contrats éventuels ? Les conditions juridiques de fonctionnement ? Les agréments ? Les autorisations ? Le registre de commerce (la forme juridique à choisir ?) Le régime fiscal ? Les garanties proposées ? Les suretés qui grèvent les actifs disponibles ?).
-Les facteurs de risques ? , les incidents et difficultés éventuelles ? Les données sur le secteur d'activité et leurs évolutions récentes.
Mais où et comment trouver les bonnes informations ?

I-5 Recherche de financement et démarche administrative
Elle intervient après la conception du plan d'affaires de votre projet.
Le financement d'entreprise recouvre à la fois les fonds propres et les emprunts à moyen et long terme (qui constituent le "haut de bilan") et les divers emprunts à court terme ou de trésorerie (qui constituent ensemble le "bas de bilan"). Il y a le financement bancaire, les microfinances, les fonds de garanties, les financements religieux, islamiques et œcuméniques, les fonds d'investissement, les banques privées, les capitaux risqueurs,…qui sont des structures de financement à divers niveaux. Chaque promoteur peut mettre en place une stratégie de mobilisation de ressources.
Qu'est-ce que c'est que l'étude de faisabilité et comment se présente ce document ?
Quelques sont les structures de financement? Elles sont nombreuses. Elles disposent de ressources, mais hélas les clients, les promoteurs d'entreprises ne savent pas rentrer dans leurs critères. Pour avoir une liste de financiers, leurs canevas et critères, il faut passer l'étape «Décision d'entreprendre».
Pour toute entreprise crée :
1. La première démarche est celle de la constitution du registre de commerce au tribunal du lieu d'implantation, selon la forme choisie: entreprise individuelle SARL unipersonnelle, SARL, SA, SNC, GIE, société en commandite, coopérative. Le registre de commerce donne la personnalité juridique de l'entreprise. Comment faire ?
2. La seconde démarche, c'est la déclaration fiscale au centre des impôts le plus proche ou au centre de rattachement de la zone d'implantation. Cela pour avoir un Compte contribuable.
3. Les employés doivent être déclarés à la CNPS,
4. Toute entreprise doit s'inscrire et cotiser au FDFP.
Ces démarches peuvent prendre en compte l'obtention d'autorisations, d'agréments ou des démarches pour le respect de réglementations. Les démarches peuvent se poursuivre à l'AGEPE et à la chambre de commerce et d'industrie ainsi qu'au commerce extérieur selon le cas.
En général, les entreprises font la première démarche, la déclaration fiscale intervient au moment où l'entreprise va faire des recettes, et les autres démarches suivent. Est-ce normal ?
Certains font la recherche de financement et les démarches administratives concomitamment, est-ce cohérent ? Chacune des formes juridiques a des avantages et inconvénients.

I-6 Lancement de l'entreprise
Pour le lancement de l'entreprise il y a deux installations: physique et fonctionnelle.
- l'installation physique :
Local, Aménagement, Installation (Mobilier, Matériel, abonnements), Recrutements,…
- l'installation fonctionnelle
Fonction Administrative (financière et budgétaire, comptable, gestion des hommes, gestion des moyens généraux, gestion de la sécurité, juridique, l'informatique…)
Fonction Technique, Fonction Commerciale, Fonction de Contrôle ( Fonction de Pilotage (management, gestion)Fonction de Recherche et développement
I-7 La gestion de l'entreprise

7 principes pour le développement et la gestion durable de la petite entreprise.
Définir de manière précise les taches,
Réduire les charges et optimiser les recettes,
Mise en place d'une bonne politique comptable,
Ne pas confondre la caisse, le salaire et une caisse d'aide
Définir des objectifs de performance et motiver le personnel
Avoir un management participatif,
Avoir une vision à long terme de l'entreprise : la gestion durable
La gestion durable de l'entreprise implique : la maîtrise des risques liés à la gestion de l'entreprise et à la mise en place d'une gestion stratégique et prospective.

I-7 Les secrets de l'entrepreneuriat
Nous avons abordé ce sujet durant près de 100 interventions télévisées à l'émission « Matin Bonheur » de la RTI. Nous abordons en détail les points énoncés en bleu dans les chapitres précédents, les erreurs à éviter et les astuces pour entreprendre dans le cadre de séminaires.
Inscrivez-vous pour les séminaires en entrepreneuriat notamment le samedi 18 septembre et le samedi 16 octobre 2010 au siège de l'ONG MESNTIC de 09h à 17h à Cocody St Jean.

Nous poursuivons cet article avec les généralités sur l'entrepreneuriat.


II GENERALITES
L'entrepreneuriat, un bien grand mot! Un mot essentiel. C'est un terme qui revêt une importance globale. La vie de l'homme se simplifierait en : naître, s'éduquer et se former, travailler et fonder un foyer et ensuite mourir. Tout individu majeur aujourd'hui trouve donc le sens de sa vie dans sa capacité à « gagner sa vie » ; sa capacité à chaque jour, chaque mois, chaque année, avoir des ressources pour se prendre en charge. Cela traduit d'exercer une activité qui rapporte ces ressources. Elle peut être une activité malhonnête ou dégradante (vol, prostitution, …) ou honnête et valorisante. Dans le cadre des activités honnêtes, elle peut être une activité civile ou militaire. Parmi les activités civiles on distingue celles qui ont trait à l'emploi public, privé, institutionnel ou celles qui ont trait à l'auto-emploi.
L'entrepreneuriat prend là tout son sens. C'est un concept très concret qui s'intègre à la vie de chaque individu, et au niveau macro-économique à celle des états dont le budget est assis sur une assiette fiscale et de taxes en général dues par les opérateurs économiques. L'on définit donc l'homme comme un homo-économicus, mais aussi comme un homo-faber. L'homme est donc dans un système économique qui a évolué avec les âges, où les métiers et les activités se sont transmises de père en fils et où il faut aussi concevoir, fabriquer ou produire et ensuite troquer ou vendre. Celui qui n'entreprend pas dans ces conditions est voué à la mendicité ou au vice.
C'est un problème général qui concerne la majorité de la population des pays tels la Côte d'ivoire.


II-1 Introduction
« L'entrepreneuriat, c'est pour les autres ; moi je veux aller travailler à la fonction publique ou dans le secteur privé. J'ai un penchant pour le public car il y a la sécurité, mais je préfère le privé car la car là bas les salaires sont plus élevés » : monologue d'un jeune diplômé ivoirien des années 80. Se former pour être employé dans le secteur privé! L'entreprise de quelqu'un d'autre. De 1980 à aujourd'hui ; il y a eu une pluie de : PAS (plan d'ajustements structurels : 1981-83, 84-86, 86-88, 90-92), inflation, dévaluation, crise politico-économique qui n'ont pas encore cédé le temps au beau temps. Selon le DSRP (Document Stratégique de réduction de la pauvreté, chapitre 280 : «Les structures publiques ou privées, pourvoyeuses d'emplois salariés, ne peuvent absorber qu'une proportion relativement faible de la population en âge de travailler. En outre, les perspectives d'emploi de la jeunesse sont assez insuffisantes, qu'elle soit diplômée de l'enseignement supérieur ou sans qualification. En effet selon les statistiques de la CNPS, sur 26.000 entreprises déclarées avec 550.000 emplois avant la crise de 2002, le pays ne comptait plus que 13.124 entreprises en 2006 pour moins de 300.000 emplois, soit une baisse de l'offre de 44% des emplois du secteur privé moderne au cours de la période 2002-2006. Dans le même temps, seul un départ à la retraite sur dix est aujourd'hui remplacé dans la fonction publique ». Pour revenir à notre monologue : travailler dans quelle entreprise ? La moitié a fermé, la reprise économique est timide, et le beau temps de la croissance pourvoyeuse d'investissements des entreprises et de la création d'emploi reste encore à venir. Nous avons dit crise, cela traduit aussi la conjoncture, cela traduit des opportunités à saisir. C'est un problème de mentalité. Dans quelle entreprise travailler? Dans ma propre entreprise? Ainsi est caricaturée une présentation de l'environnement socio-économique et le besoin d'entrepreneuriat qui se pose. Nous allons exposer quelques généralités avant de traiter le problème.


II-2 Historique et problématique de la culture entrepreneuriale
L'entrepreneuriat a commencé par l'agriculture vivrière. Au XV e siècle apparaît le mercantilisme sur la kola et l'or. Les colons introduisent ensuite les produits tropicaux et l'exportation. Quelques industries sont installées. Après les indépendances, de nombreuses entreprises sont crées par des européens, des ressortissants de la CDEAO, il y a ensuite l'arrivée des libanais et maintenant des chinois à côté d'autres nationalités et d'un entrepreneuriat ivoirien. A partir de 1980, les PAS ont poussés de nombreuses entreprises dans le secteur informel.
A partir des années 90, la politique de privatisation traduit le basculement d'entreprises du secteur public vers le secteur privé. Aussi les statistiques du BIT des années 90, nous donnent des standards de la croissance du chômage. Entre 90 et 94, la population active en milieu urbain s'est accrue de 8,2% l'an. Le volume d'emplois salariés disponible s'est accru seulement de 3,8 % la différence entre ces deux ratios peut s'appréhender comme le taux de croissance du chômage à cette période.


II-3 S'auto-employer, créer de la richesse ou satisfaire le besoin des autres ?
S'auto-employer et créer de la richesse, sont des arguments pertinents, mais aboutissent le plus souvent à des petites entreprises ou à des potentiels sous exploités. Résoudre le besoin, les préoccupations des autres, rechercher des solutions aux problèmes est plus pertinent et inscrit le produit ou le service monnayé dans un cadre de la durabilité et d'une plus grande prospérité. Bill Gates cherchait la solution pour faire tourner les ordinateurs de IBM, il a trouvé à terme des dizaines de milliards de dollars qui l'on porté durant de nombreuse année au rang de plus riche du monde.


II-4 Naître ou devenir un homme d'affaire ? L'entrepreneuriat total !
Mais naît-on entrepreneur ou le devient-on ? C'est une question à laquelle l'on répondra par oui ou par non. Nous n'avons pas connaissance d'un gène isolé comme étant celui qui favoriserait l'entreprenance. Mais on peut dire que selon l'environnement familial, selon l'environnement culturel, un bébé qui nait peut être déjà disposé à être un bon entrepreneur. Un enfant qui nait dans l'entrepreneuriat consacré de ses parents, de sa communauté va certainement adopter les comportements de son milieu.
Autant il est naturel qu'un enfant soit éduqué et qu'il parait normal que tout enfant de 10 ans sache en général en milieu urbain, lire et écrire, autant des adultes aussi en grand nombre qui n'ont pas eu cette opportunité peuvent quelque soit leur âge, percer en quelques mois les mystères de l'écriture et du calcul. Cela traduit bien que à tout âge l'on peut s'initier à l'entrepreneuriat, même si l'on n'est pas né commerçant juif, dioula ou bamiléké.
Pour avoir l'entrepreneuriat total, une culture entrepreneuriale effective ; il faut que cela soit enseigné depuis le primaire ; une implication effective de l'Etat et des collectivités par de la formation et de l'accompagnement (financement, encadrement). La cellule familiale aussi doit être un cadre de promotion de l'entrepreneuriat.


II-5 L'entreprise moteur principal du développement d'un pays ?
Selon l'environnement sociopolitique (pays avec des entreprises nationalisées,..) dans lequel l'on se trouve, selon le niveau de développement (pays industrialisé ou non,..) est déterminé la capacité des pays à accorder de l'emploi à la majorité de leur concitoyens, créer un cadre incitatif à l'exercice d'activités génératrices de revenus ou à soutenir la population qui n'a pas d'activités rémunérées.
Dans les pays sous développés les aides sont quasi inexistantes, l'emploi publics, privé et institutionnels est limité à une frange réduite de la population active. Le salut reste être la capacité de chacun à créer une activité qui lui permette de générer ou augmenter ses revenus.

II-7 Conclusion
La Côte d'Ivoire a du potentiel : la population et les ressources naturelles sont un atout. Il faut une sensibilisation et une formation générale à la culture entrepreneuriale. Entreprendre n'est pas si difficile. L'environnement socio-économique l'impose, des solutions existe pour la création, le développement et les reprises d'entreprises, seul ou en groupe, pour des petites ou des grandes entreprises, en milieu urbain ou rural, pour des femmes et des hommes. Cela n'est qu'une ébauche de ce qui sera développé au séminaire de formation organisé ce samedi 18 septembre de 09h à 17h.

FONDATION ENTREPRISE

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