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jeudi, 25 avril 2013

Créer son entreprise aujourd'hui, c'est facile ! Pourquoi ? Comment ?

JESUS 096.jpgI- DEMARCHE DU CREATEUR D'ENTREPRISE !

I-1 Idée
On peut définir l'idée d'entreprise comme : une conception neuve dans l'otique de porter une activité génératrice de revenus.
La genèse : L'idée d'entreprise vient du cœur, du plus profond de soit. C'est un rapport entre notre vécu, notre savoir faire et notre environnement.
L'idée est le point de départ de l'initiative privée. C'est une sorte de fœtus, qui doit être nourri, entretenu, enrichi, soigné jusqu'à ce que l'on accouche l'entreprise.
Sans idée il n'y a rien, il n'y a pas de projet, il n' ya pas de production, de prestation possible. Au commencement de l'initiative il y a l'idée.
Les idées de projet, se dénombrent par centaines. Il y a 7 types de sources pour les idées de projets. Quand un consultant reçoit un promoteur, la formation de l'idée de projet va mettre en œuvre 7 facteurs. Il va parcourir un processus avec le promoteur jusqu'à ce que la meilleure idée soit accouchée, jusqu'à ce que 15 étapes de validation de l'idée soit parcourues.

I-2 Profil
On nait entrepreneur, on devient entrepreneur ; l'on peut accoucher l'entrepreneur en soi, et l'on peut « doper son potentiel entrepreneurial ». L'entrepreneur a un profil constitué de 15 caractères, 15 attitudes et comportements qu'il faut évaluer, tester en soit et au fur et mesure améliorer son score pour chaque caractère et la moyenne de son profil entrepreneurial.

I-3 Décision d'entreprendre
Avec une idée validée et un profil consolidé, il faut faire un test selon 15 axes pour décider de se lancer. Cela va s'inscrire dans le cadre des axes généraux : Homme / Projet, Produit / Marché, Projet / SWOT ou FFOM (Force-Faiblesse-opportunité-Menace), Homme / ressources. Il s'agit d'une analyse des critères exogènes et endogènes d'une variable plus large, plus global : Homme/Entrepreneuriat.

I-4 Démarches préliminaire
Ici il s'agit de rassembler le maximum d'information pour :
- Le lancement immédiat de la micro entreprise avec une mini étude sommaire et qui va croître et solliciter du financement pour son développement en sollicitant une étude de développement.
- L'élaboration d'une étude de faisabilité (business plan + dossier financier) par un cabinet pour rechercher un financement.
Ce sont des informations sur divers aspects de l'étude de faisabilité :
L'étude marketing commerciale (les clients ? Les produits ? Les prix ?...),
-L'étude organisationnelle, (Le personnel? L'organisation? Le fonctionnement? Les qualifications? )
-L'étude technique (les fournisseurs ? Les locaux ? Les équipements ? Les moyens d'acquisition ? Les couts ? Les innovations ? Les alternatives techniques ? . )
-L'étude financière, (les investissements ? Le BFR ? Les recettes ? Les charges ?
-L'étude juridique (les contrats éventuels ? Les conditions juridiques de fonctionnement ? Les agréments ? Les autorisations ? Le registre de commerce (la forme juridique à choisir ?) Le régime fiscal ? Les garanties proposées ? Les suretés qui grèvent les actifs disponibles ?).
-Les facteurs de risques ? , les incidents et difficultés éventuelles ? Les données sur le secteur d'activité et leurs évolutions récentes.
Mais où et comment trouver les bonnes informations ?

I-5 Recherche de financement et démarche administrative
Elle intervient après la conception du plan d'affaires de votre projet.
Le financement d'entreprise recouvre à la fois les fonds propres et les emprunts à moyen et long terme (qui constituent le "haut de bilan") et les divers emprunts à court terme ou de trésorerie (qui constituent ensemble le "bas de bilan"). Il y a le financement bancaire, les microfinances, les fonds de garanties, les financements religieux, islamiques et œcuméniques, les fonds d'investissement, les banques privées, les capitaux risqueurs,…qui sont des structures de financement à divers niveaux. Chaque promoteur peut mettre en place une stratégie de mobilisation de ressources.
Qu'est-ce que c'est que l'étude de faisabilité et comment se présente ce document ?
Quelques sont les structures de financement? Elles sont nombreuses. Elles disposent de ressources, mais hélas les clients, les promoteurs d'entreprises ne savent pas rentrer dans leurs critères. Pour avoir une liste de financiers, leurs canevas et critères, il faut passer l'étape «Décision d'entreprendre».
Pour toute entreprise crée :
1. La première démarche est celle de la constitution du registre de commerce au tribunal du lieu d'implantation, selon la forme choisie: entreprise individuelle SARL unipersonnelle, SARL, SA, SNC, GIE, société en commandite, coopérative. Le registre de commerce donne la personnalité juridique de l'entreprise. Comment faire ?
2. La seconde démarche, c'est la déclaration fiscale au centre des impôts le plus proche ou au centre de rattachement de la zone d'implantation. Cela pour avoir un Compte contribuable.
3. Les employés doivent être déclarés à la CNPS,
4. Toute entreprise doit s'inscrire et cotiser au FDFP.
Ces démarches peuvent prendre en compte l'obtention d'autorisations, d'agréments ou des démarches pour le respect de réglementations. Les démarches peuvent se poursuivre à l'AGEPE et à la chambre de commerce et d'industrie ainsi qu'au commerce extérieur selon le cas.
En général, les entreprises font la première démarche, la déclaration fiscale intervient au moment où l'entreprise va faire des recettes, et les autres démarches suivent. Est-ce normal ?
Certains font la recherche de financement et les démarches administratives concomitamment, est-ce cohérent ? Chacune des formes juridiques a des avantages et inconvénients.

I-6 Lancement de l'entreprise
Pour le lancement de l'entreprise il y a deux installations: physique et fonctionnelle.
- l'installation physique :
Local, Aménagement, Installation (Mobilier, Matériel, abonnements), Recrutements,…
- l'installation fonctionnelle
Fonction Administrative (financière et budgétaire, comptable, gestion des hommes, gestion des moyens généraux, gestion de la sécurité, juridique, l'informatique…)
Fonction Technique, Fonction Commerciale, Fonction de Contrôle ( Fonction de Pilotage (management, gestion)Fonction de Recherche et développement
I-7 La gestion de l'entreprise

7 principes pour le développement et la gestion durable de la petite entreprise.
Définir de manière précise les taches,
Réduire les charges et optimiser les recettes,
Mise en place d'une bonne politique comptable,
Ne pas confondre la caisse, le salaire et une caisse d'aide
Définir des objectifs de performance et motiver le personnel
Avoir un management participatif,
Avoir une vision à long terme de l'entreprise : la gestion durable
La gestion durable de l'entreprise implique : la maîtrise des risques liés à la gestion de l'entreprise et à la mise en place d'une gestion stratégique et prospective.

I-7 Les secrets de l'entrepreneuriat
Nous avons abordé ce sujet durant près de 100 interventions télévisées à l'émission « Matin Bonheur » de la RTI. Nous abordons en détail les points énoncés en bleu dans les chapitres précédents, les erreurs à éviter et les astuces pour entreprendre dans le cadre de séminaires.
Inscrivez-vous pour les séminaires en entrepreneuriat notamment le samedi 18 septembre et le samedi 16 octobre 2010 au siège de l'ONG MESNTIC de 09h à 17h à Cocody St Jean.

Nous poursuivons cet article avec les généralités sur l'entrepreneuriat.


II GENERALITES
L'entrepreneuriat, un bien grand mot! Un mot essentiel. C'est un terme qui revêt une importance globale. La vie de l'homme se simplifierait en : naître, s'éduquer et se former, travailler et fonder un foyer et ensuite mourir. Tout individu majeur aujourd'hui trouve donc le sens de sa vie dans sa capacité à « gagner sa vie » ; sa capacité à chaque jour, chaque mois, chaque année, avoir des ressources pour se prendre en charge. Cela traduit d'exercer une activité qui rapporte ces ressources. Elle peut être une activité malhonnête ou dégradante (vol, prostitution, …) ou honnête et valorisante. Dans le cadre des activités honnêtes, elle peut être une activité civile ou militaire. Parmi les activités civiles on distingue celles qui ont trait à l'emploi public, privé, institutionnel ou celles qui ont trait à l'auto-emploi.
L'entrepreneuriat prend là tout son sens. C'est un concept très concret qui s'intègre à la vie de chaque individu, et au niveau macro-économique à celle des états dont le budget est assis sur une assiette fiscale et de taxes en général dues par les opérateurs économiques. L'on définit donc l'homme comme un homo-économicus, mais aussi comme un homo-faber. L'homme est donc dans un système économique qui a évolué avec les âges, où les métiers et les activités se sont transmises de père en fils et où il faut aussi concevoir, fabriquer ou produire et ensuite troquer ou vendre. Celui qui n'entreprend pas dans ces conditions est voué à la mendicité ou au vice.
C'est un problème général qui concerne la majorité de la population des pays tels la Côte d'ivoire.


II-1 Introduction
« L'entrepreneuriat, c'est pour les autres ; moi je veux aller travailler à la fonction publique ou dans le secteur privé. J'ai un penchant pour le public car il y a la sécurité, mais je préfère le privé car la car là bas les salaires sont plus élevés » : monologue d'un jeune diplômé ivoirien des années 80. Se former pour être employé dans le secteur privé! L'entreprise de quelqu'un d'autre. De 1980 à aujourd'hui ; il y a eu une pluie de : PAS (plan d'ajustements structurels : 1981-83, 84-86, 86-88, 90-92), inflation, dévaluation, crise politico-économique qui n'ont pas encore cédé le temps au beau temps. Selon le DSRP (Document Stratégique de réduction de la pauvreté, chapitre 280 : «Les structures publiques ou privées, pourvoyeuses d'emplois salariés, ne peuvent absorber qu'une proportion relativement faible de la population en âge de travailler. En outre, les perspectives d'emploi de la jeunesse sont assez insuffisantes, qu'elle soit diplômée de l'enseignement supérieur ou sans qualification. En effet selon les statistiques de la CNPS, sur 26.000 entreprises déclarées avec 550.000 emplois avant la crise de 2002, le pays ne comptait plus que 13.124 entreprises en 2006 pour moins de 300.000 emplois, soit une baisse de l'offre de 44% des emplois du secteur privé moderne au cours de la période 2002-2006. Dans le même temps, seul un départ à la retraite sur dix est aujourd'hui remplacé dans la fonction publique ». Pour revenir à notre monologue : travailler dans quelle entreprise ? La moitié a fermé, la reprise économique est timide, et le beau temps de la croissance pourvoyeuse d'investissements des entreprises et de la création d'emploi reste encore à venir. Nous avons dit crise, cela traduit aussi la conjoncture, cela traduit des opportunités à saisir. C'est un problème de mentalité. Dans quelle entreprise travailler? Dans ma propre entreprise? Ainsi est caricaturée une présentation de l'environnement socio-économique et le besoin d'entrepreneuriat qui se pose. Nous allons exposer quelques généralités avant de traiter le problème.


II-2 Historique et problématique de la culture entrepreneuriale
L'entrepreneuriat a commencé par l'agriculture vivrière. Au XV e siècle apparaît le mercantilisme sur la kola et l'or. Les colons introduisent ensuite les produits tropicaux et l'exportation. Quelques industries sont installées. Après les indépendances, de nombreuses entreprises sont crées par des européens, des ressortissants de la CDEAO, il y a ensuite l'arrivée des libanais et maintenant des chinois à côté d'autres nationalités et d'un entrepreneuriat ivoirien. A partir de 1980, les PAS ont poussés de nombreuses entreprises dans le secteur informel.
A partir des années 90, la politique de privatisation traduit le basculement d'entreprises du secteur public vers le secteur privé. Aussi les statistiques du BIT des années 90, nous donnent des standards de la croissance du chômage. Entre 90 et 94, la population active en milieu urbain s'est accrue de 8,2% l'an. Le volume d'emplois salariés disponible s'est accru seulement de 3,8 % la différence entre ces deux ratios peut s'appréhender comme le taux de croissance du chômage à cette période.


II-3 S'auto-employer, créer de la richesse ou satisfaire le besoin des autres ?
S'auto-employer et créer de la richesse, sont des arguments pertinents, mais aboutissent le plus souvent à des petites entreprises ou à des potentiels sous exploités. Résoudre le besoin, les préoccupations des autres, rechercher des solutions aux problèmes est plus pertinent et inscrit le produit ou le service monnayé dans un cadre de la durabilité et d'une plus grande prospérité. Bill Gates cherchait la solution pour faire tourner les ordinateurs de IBM, il a trouvé à terme des dizaines de milliards de dollars qui l'on porté durant de nombreuse année au rang de plus riche du monde.


II-4 Naître ou devenir un homme d'affaire ? L'entrepreneuriat total !
Mais naît-on entrepreneur ou le devient-on ? C'est une question à laquelle l'on répondra par oui ou par non. Nous n'avons pas connaissance d'un gène isolé comme étant celui qui favoriserait l'entreprenance. Mais on peut dire que selon l'environnement familial, selon l'environnement culturel, un bébé qui nait peut être déjà disposé à être un bon entrepreneur. Un enfant qui nait dans l'entrepreneuriat consacré de ses parents, de sa communauté va certainement adopter les comportements de son milieu.
Autant il est naturel qu'un enfant soit éduqué et qu'il parait normal que tout enfant de 10 ans sache en général en milieu urbain, lire et écrire, autant des adultes aussi en grand nombre qui n'ont pas eu cette opportunité peuvent quelque soit leur âge, percer en quelques mois les mystères de l'écriture et du calcul. Cela traduit bien que à tout âge l'on peut s'initier à l'entrepreneuriat, même si l'on n'est pas né commerçant juif, dioula ou bamiléké.
Pour avoir l'entrepreneuriat total, une culture entrepreneuriale effective ; il faut que cela soit enseigné depuis le primaire ; une implication effective de l'Etat et des collectivités par de la formation et de l'accompagnement (financement, encadrement). La cellule familiale aussi doit être un cadre de promotion de l'entrepreneuriat.


II-5 L'entreprise moteur principal du développement d'un pays ?
Selon l'environnement sociopolitique (pays avec des entreprises nationalisées,..) dans lequel l'on se trouve, selon le niveau de développement (pays industrialisé ou non,..) est déterminé la capacité des pays à accorder de l'emploi à la majorité de leur concitoyens, créer un cadre incitatif à l'exercice d'activités génératrices de revenus ou à soutenir la population qui n'a pas d'activités rémunérées.
Dans les pays sous développés les aides sont quasi inexistantes, l'emploi publics, privé et institutionnels est limité à une frange réduite de la population active. Le salut reste être la capacité de chacun à créer une activité qui lui permette de générer ou augmenter ses revenus.

II-7 Conclusion
La Côte d'Ivoire a du potentiel : la population et les ressources naturelles sont un atout. Il faut une sensibilisation et une formation générale à la culture entrepreneuriale. Entreprendre n'est pas si difficile. L'environnement socio-économique l'impose, des solutions existe pour la création, le développement et les reprises d'entreprises, seul ou en groupe, pour des petites ou des grandes entreprises, en milieu urbain ou rural, pour des femmes et des hommes. Cela n'est qu'une ébauche de ce qui sera développé au séminaire de formation organisé ce samedi 18 septembre de 09h à 17h.

FONDATION ENTREPRISE

10:18 Écrit par Donfedo dans Blog, GOOGLE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | Pin it! |

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