topblog Ivoire blogs

mardi, 06 mars 2012

LES IST

Aujourd'hui, on les appelle plutôt I.S.T. (infections sexuellement transmissibles). Le grand public connaît, des Maladies Sexuellement Transmissibles, les maladies vénériennes classiques c'est-à-dire la syphilis, la gonococcie, le chancre mou, le nympho granulome vénérien et éventuellement le granulome inguinal. D'autres infections bactériennes ou virales ont une transmission également sexuelle et font partie des maladies sexuellement transmissibles. Les infestions sexuellement transmissibles (IST) représentent dans les pays en développement, et particulièrement en Afrique, un problème de santé publique persistant, voire croissant, en raison des complications possibles, des conséquences économiques et surtout des risques de transmission du VIH


.
I- QU'EST-CE QU'UNE IST?

Une IST est donc une maladie qui se transmet par les voies sexuelles, et qui peut être due à un virus, à une bactérie ou à un champignon. Ces maladies posent un problème par leur caractère très contagieux. Elles peuvent être transmises par les voies génitales ou anales, et par les caresses buccales.

Alors que certaines IST passent inaperçues, d'autres peuvent se manifester par des écoulements ou des saignements anormaux au niveau des organes génitaux, ou encore par des irritations pouvant aller de la simple sensation de brûlure à de véritables démangeaisons. Enfin, une femme enceinte atteinte par une IST peut la transmettre à son bébé et l'exposer à de graves problèmes de santé

II- LES PRINCIPALES IST

1- le sida

Le SIDA est une maladie causée par le VIH, virus qui s'attaque au système immunitaire. Lorsque le virus est présent mais que la maladie ne s'est pas déclarée, on parle de séropositivité : le patient est en bonne santé, mais comme il est porteur de la maladie, il est lui aussi contagieux.
Lorsque la maladie se déclare, on observe une dégradation de l'état général, avec amaigrissement, fièvre, diarrhée et éruptions. Le SIDA est une maladie mortelle, pour laquelle aucun vaccin et aucun moyen de guérison n'existent.

2- L'hépatite B

L'hépatite B se transmet par les voies sexuelles, le sang, et la salive. Si elle n'est pas traitée, elle peut engendrer une infection voir un cancer du foie. Ses symptômes sont, entre autres, de la fièvre et une fatigue importante.

3- L'herpès génital

Cette maladie est particulièrement gênante par son caractère irrémédiable : une fois infecté, on le reste toute sa vie, et aucun traitement ne peut le guérir. L'herpès se manifeste par des poussées de boutons accompagnées de démangeaisons autour des organes génitaux, de la bouche et de l'anus.

4- La syphilis

La syphilis se déclare par une plaie au niveau des organes génitaux, puis plus tard par des éruptions sur le reste du corps, ainsi que dans la bouche et la gorge. Elle est accompagnée de fièvre et d'une forte fatigue, néanmoins elle peut être soignée à l'aide d'antibiotiques.

5 - L'infection à chlamydias

Cette infection est caractérisée par des pertes vaginales et des saignements anormaux, ainsi que par des sensations de brûlure. Le danger de cette maladie est que la plupart du temps elle passe inaperçue, hors si elle n'est pas traitée comme il faut, elle peut entraîner une infection des trompes pouvant amener à une infertilité.

6- La blennorragie

La blennorragie est une infection qui entraîne des écoulements anormaux, accompagnés ou non de douleurs et de démangeaisons. Elle peut être soignée avec des antibiotiques.


7- Les condylomes

Ce sont des sortes de verrues qui apparaissent sur les organes génitaux, ainsi qu’autour de l'anus et de la bouche. Là aussi cette maladie peut être soignée, mais on observe bien souvent des récidives.


III- NOTRE MEDECIN

1- Comment comprendre les IST Docteur ?

Les MST se divisent en deux catégories : les IST bactériennes et les IST virales. Les premières, qui sont le plus souvent attribuables aux bactéries Chlamydias trachomatis ou Neisseria gonorrhée, se manifestent rapidement. Les secondes peuvent surgir tardivement, c'est-à-dire quelques mois ou même quelques années après des contacts sexuels non protégés. Principales IST bactériennes : Urétrite (inflammation de l'urètre) Chez la femme :
 écoulement de l'urètre ou du vagin ;
 fréquence anormalement élevée d'urines peu abondantes ;
 difficulté à uriner ;
 douleurs abdominales basses, d'apparition récente ;
 saignements inter menstruels.
 inflammation du col de l'utérus ;
 écoulement vaginal ;
 saignements vaginaux anormaux entre les menstruations
 douleurs pendant les relations sexuelles (lorsque le pénis touche le fond du vagin).


Chez l'homme :
 Écoulement de l'urètre ;
 sensation de brûlure en urinant ;
 irritation ou démangeaison de l'urètre ou de l'orifice (méat urinaire) ;
 présence de pus dans les urines.
 ou après le coït ;
 inflammation du testicule, plus précisément de l'épididyme, petit corps allongé d'avant en arrière sur le bord supérieur du testicule;
 douleurs aux testicules ;
 gonflement des testicules ;
 possibilité d'écoulement. Les IST se divisent en deux catégories : les IST bactériennes et les IST virales.

2- Pouvez-vous nous donner les causes des IST
Les causes sont multiples depuis les plus jeunes jusqu’aux adultes
Contact sexuel non protégé avec un partenaire ayant une IST ;
Utilisation de drogues injectables (risque très accru de VIH et d'hépatite
Ignorance des questions majeures concernant la sexualité ;
Insuffisance ou manque d’encadrement adéquat de la part des éducateurs (parents & enseignants) sur les questions relatives à la sexualité ;
Méconnaissance des comportements à risque ;
Faible utilisation du préservatif lors des rapports sexuels à risque ;
Incapacité de négocier des rapports sexuels avec des partenaires plus âgés, etc. ;
Accès limité à l’information et aux services ;
Précocité des rapports sexuels
3- Quelles en sont les conséquences des IST Docteur
Les IST peuvent entraîner des séquelles graves, voire la mort. Non traitées, la blennorragie et les chlamydias peuvent provoquer chez la femme une maladie inflammatoire pelvienne, ou MIP, laquelle peut entraîner l'infertilité ou des douleurs chroniques. De même, la MIP peut être à l'origine d'une grossesse extra-utérine, cause possible de décès maternel. Le cancer du col de l'utérus est étroitement associé à certains types d'infections par le VPH (Virus du Papillome Humaine). Ce cancer est courant et le taux de mortalité due à cette maladie est élevé dans de nombreux pays en développement, où les programmes de dépistage précoce sont limités.
Certaines IST, dont l'herpès et la syphilis, peuvent affecter l'évolution de la grossesse en provoquant un avortement spontané, un accouchement prématuré ou la naissance d'un enfant mort-né. De même, la blennorragie et les chlamydias peuvent affecter les enfants nés de mères infectées, parce qu'elles peuvent provoquer des infections oculaires et la cécité. La syphilis, le VIH et l'herpès peuvent se transmettre aux nouveau-nés, ceux-ci risquant alors des maladies chroniques et la mort. En outre, l'herpès peut être une cause d'arriération mentale chez l'enfant.
Non traitées chez l'homme, certaines IST peuvent entraîner l'infertilité ou des sténoses urétrales. Et bien sûr, le VIH/sida est toujours d'évolution mortelle.
D'autre part, les IST peuvent s'accompagner de conséquences sociales et économiques graves. En particulier dans les pays en développement, on rejette souvent sur les femmes la responsabilité d'une IST ou de l'infertilité qui en découle. Cette façon de penser peut conduire à des actes de violence, à l'abandon ou au divorce. Enfin, les IST peuvent obliger les gens à prendre des congés maladie, et donc perdre du temps de travail.

Récapitulation des conséquences



4- Quels conseils nous donnez-vous ?

Voir un médecin rapidement. Si vous remarquez que vos organes génitaux n'ont pas leur apparence normale, n'hésitez pas à consulter un médecin. Ne tentez pas de vous traiter avec des produits en vente libre dans les pharmacies ou avec des restes d'onguent ou d'antibiotiques.
Cette initiative pourrait fausser les résultats des épreuves de laboratoire, compliquer l'établissement du diagnostic par le médecin et peut-être aggraver l'état des organes génitaux en entraînant des conséquences malheureuses, notamment une salpingite, de l'endométriose et même de l'infertilité. Par ailleurs, même quand les symptômes ont disparu et que les organes génitaux ont retrouvé une apparence normale, il est prudent de consulter un médecin.
La raison en est que beaucoup d’IST "s'endorment". Les symptômes disparaissent d'eux-mêmes et vous croyez que le microbe a lui aussi disparu, mais vous pouvez transmettre l’IST à un partenaire, ou encore voir surgir chez vous des complications dues à la maladie. Prévenir ses partenaires sexuels. Si le médecin a établi que vous avez une IST, la première chose à faire est de contacter vos partenaires sexuels présents et passés, afin qu'ils subissent un test de dépistage des IST et soient traités, le cas échéant.
Vous pouvez du même coup leur conseiller de s'enquérir des risques de transmission et des mesures de prévention à prendre. Même s'ils n'éprouvent aucun symptôme, peut-être sont-ils porteurs du même microbe. Ils pourraient donc transmettre la maladie à leur tour. La majorité des gens qui transmettent une IST ne savent pas qu'ils sont infectés. Utiliser le préservatif. Avec tout nouveau partenaire sexuel, vous devez toujours vous servir d'un préservatif, d'une part pour diminuer le risque de contracter une IST et, d'autre part, pour éviter d'en transmettre une, si vous êtes porteur.
La question ne devrait pas faire l'objet de négociations. C'est une question de santé. Le test de dépistage peut vous indiquer si vous êtes porteur de certaines bactéries ou encore du VIH, mais ne vous indique pas quand vous êtes contagieux et quand vous ne l'êtes pas. De plus, le test n'indique pas si vous êtes porteur de l'herpès ou de condylomes.
Si votre vie sexuelle est stable et que vous souhaitez abandonner l'utilisation du préservatif, il serait sage de votre part, et de la part de votre partenaire, de passer d'abord un test de dépistage des IST et du VIH. Utiliser la crédibilité du médecin. Si votre partenaire se montre hésitant à propos du préservatif, dites-lui que votre médecin le recommande fortement. Un mot sur les spermicides. On a dit que l'usage de préservatifs contenant des spermicides pouvait conférer une protection accrue contre les IST. Cependant, l'utilisation fréquente de spermicides peut causer une irritation et une inflammation des muqueuses, augmenter le risque d'infection des voies urinaires chez les femmes et entraîner des modifications de la flore bactérienne, causant des vaginales bactériennes et des candidoses. Se faire vacciner.
L'hépatite B et l'hépatite A font beaucoup de victimes chez les jeunes. Heureusement, prévenir ces maladies graves est possible grâce à la vaccination. Le vaccin contre l'hépatite A est recommandé particulièrement pour les jeunes hommes gais et se fait chez le médecin. Il existe par ailleurs un vaccin protégeant à la fois pour l'hépatite A et B que votre médecin peut vous prescrire. Passer le test du VIH pendant la grossesse. Si vous êtes enceinte, n'hésitez pas à passer le test prénatal de dépistage de l'infection au VIH. La mise en route d'un traitement antirétroviral durant la grossesse est suggérée pour protéger les enfants nés de mères infectées par le VIH, parce qu'il réduit de 80 % le risque de transmission de l'infection.
Une opinion largement répandue dans la société est que la prévention des IST n'est pas nécessaire lors de relations sexuelles monogames ou avec des partenaires que l'on connaît et en qui on a confiance. Ces relations "monogames" peuvent donner une fausse impression de sécurité et l'utilisation du préservatif doit être maintenue tant que vous et votre partenaire n'avez pas subi de test de dépistage des IST et de l'infection au VIH, et discuté ensemble de la fidélité.
On ne peut pas évaluer les risques que son partenaire soit porteur d'une IST d'après certains signes ou encore par l'apparence générale. Ne jamais abandonner le préservatif pour le contraceptif oral. Les contraceptifs oraux ne protègent pas des IST. Un trop grand nombre d'adolescentes et de femmes cessent d'utiliser le préservatif dès qu'elles prennent des contraceptifs oraux et une multitude d'entre elles contractent des IST. Ne pas croire au père Noël. Personne n'est à l'abri d'une IST. En fait, les seules personnes qui ne sont pas exposées sont celles qui n'ont eu qu'un partenaire sexuel au cours de leur vie et il faut, de surcroît, que ce partenaire n'ait pas eu d'autres partenaires sexuels lui non plus.
5- Quand consulter Docteur?

IL vous est conseiller de voir un médecin dans l’immédiat que vous lorsque :
 Vous avez des lésions sur les organes génitaux ;
 Vous notez la présence d'écoulements, de douleurs abdominales ;
 basses et d'une sensation de brûlure en urinant.
 Les relations sexuelles vous occasionnent des douleurs ou des saignements.
 Vous ressentez des douleurs au bas de l'abdomen et vous perdez du sang entre les menstruations.
 Vos testicules vous font mal et vos urines contiennent du pus.
 L'anus et le rectum sont douloureux et il s'en écoule du pus ou du sang.



6- Comment se font les examens des IST

Le médecin procède d'abord à un interrogatoire visant à recueillir de l'information sur les symptômes associés aux IST et sur les facteurs de risque du patient. Puis, il fait un examen physique complet incluant un examen des organes génitaux internes et externes, et, le cas échéant, un examen rectal, pour rechercher les signes d’IST. Il procède à différents prélèvements sur les organes génitaux et demande certaines analyses (d'urine et de sang) pour déterminer de quelle IST il s'agit.
IST bactériennes, Ces IST peuvent être traitée, c'est-à-dire qu'on peut en faire disparaître les symptômes et ne plus garder trace de la maladie. Une fois la maladie traitée, les récidives sont inexistantes, à moins de contracter à nouveau la même IST lors d'une autre relation sexuelle non protégée. Urétrite et cervicite Le traitement consiste en la prise d'une combinaison de deux antibiotiques par voie orale pendant sept jours. Épididymite Le médecin prescrit une combinaison de deux antibiotiques par voie orale pendant 10 jours. Rectite Une dose unique d'antibiotiques par voie orale permet généralement de traiter avec succès cette IST. Atteinte inflammatoire pelvienne (AIP) Des antibiotiques par voie orale constituent le traitement standard. Dans les cas plus graves, le traitement par voie orale est précédé d'une administration d'antibiotiques par voie intraveineuse. Contrairement aux autres IST bactériennes, le risque de récidives d'une atteinte inflammatoire pelvienne est élevé. IST virales Ce sont des IST chroniques.
On peut soulager les symptômes, mais le virus reste endormi dans l'organisme et des récidives sont possibles. Condylomes ou infection dus au virus du papillome humain (VPH) Le traitement consiste essentiellement à détruire les condylomes. Pour ce faire, le médecin peut proposer l'application sur les lésions de différents agents comme l'azote liquide (cryothérapie), une solution en gel, la podophylline, ou encore une crème qui stimule le système immunitaire (imiquimod). Il peut aussi recourir à différents moyens chirurgicaux. Herpès génital Le médecin prescrit un médicament antiviral en comprimés (acyclovir, famciclovir ou valacyclovir) pour une durée de cinq à sept jours. Les crèmes sont inutiles. Aux personnes affligées d'épisodes d'herpès fréquents, il peut recommander un traitement dit "suppressif", c'est-à-dire un antiviral en comprimés à prendre chaque jour pendant plusieurs mois.
Dans 80 % des cas, il élimine complètement les récidives. Hépatites A et B Dans la majorité des cas d'hépatite A, aucun traitement particulier n'est utile. Les personnes qui ont eu une jaunisse peuvent reprendre leurs activités après qu'elle a disparu complètement. Les membres de la famille reçoivent un traitement préventif en injection pour éviter de contracter le virus. Quant à l'hépatite B, le traitement repose sur de puissants médicaments qui permettent, en général, une rémission de la maladie (l'interféron alpha et la lamivudine).
Par mesure de prévention, le partenaire sexuel ainsi que tous les membres de la famille vivant sous le même toit que la personne malade sont vaccinés. VIH-sida Le traitement du VIH-sida est devenu une question complexe, car il évolue rapidement à mesure que de nouveaux médicaments arrivent sur le marché. Toute personne infectée par le VIH se voit proposer au moins trois médicaments « la trithérapie » qu'elle devra prendre régulièrement, puisque les doses manquées ou la prise de doses insuffisantes peuvent favoriser une résistance aux médicaments. De plus, le médecin veille à prévenir et à traiter les différentes infections et problèmes pouvant survenir pendant la maladie.

IV- LES IST : UNE REALITE EN COTE D’IVOIRE

Des études épidémiologiques menées à Abidjan ont montré que plus de 10 % des femmes enceintes bien portantes présentaient une IST potentiellement grave. Un faisceau d'arguments, issus d'enquêtes épidémiologiques de L’Hôpital Militaire d’Abidjan(HMA) et une ONG de lutte contre le SIDA ont permis de confirmer celle menée en 1989 et 1995 que les IST sont fréquentes en Côte d'Ivoire. Ainsi, une enquête nationale sur le comportement sexuel des Ivoiriens des deux sexes âgés de 15 à 65 ans, auprès d'un échantillon représentatif de 3 000 adultes, a montré que 19 % des femmes et 11 % des hommes sexuellement actifs déclaraient avoir présenté des symptômes évocateurs d’IST (ulcération ou écoulement génital) dans les 12 mois précédents. Rapportée à l'ensemble de la population ivoirienne, l'incidence annuelle des infections génitales a donc été évaluée à 900 000 cas. Même si la fiabilité de telles extrapolations fondées sur des déclarations non vérifiables est discutable, ce type d'information nous a permis d'estimer le nombre de patients à prendre en charge, et donc le volume de médicaments nécessaire à l'échelle du pays. Dans la pratique, on observe que les syndromes évocateurs d’IST sont effectivement des motifs fréquents de consultation.


V- LA PRISE EN CHARGE DES IST EN COTE D’IVOIRE

La prise en charge des IST a montré en Afrique de l'Est son efficacité pour réduire l'incidence de l'infection à VIH, ce qui est un argument majeur pour lutter contre les IST. En Côte d'Ivoire, à l'instar de nombreux pays africains, un programme de lutte contre les IST a été intégré au programme de lutte contre le SIDA depuis 1992.
L'adoption de stratégies thérapeutiques standardisées, fondée sur une approche syndromique, vise à faciliter la prise en charge des patients souffrant d’IST et de leurs partenaires sexuels. Cette approche est adaptée aux soins de santé primaires où l'on ne dispose pas de laboratoire, et permet le traitement des patients dès leur premier contact avec le système de santé. Ces schémas thérapeutiques doivent être simples et tenir compte des différents germes responsables des syndromes IST, de leur fréquence et de leur gravité potentielle. À titre d'exemple, le schéma de prise en charge de l'ulcération génitale en Côte d'Ivoire associe deux médicaments, l'un visant le chancre mou, cause majeure d'ulcération génitale en Afrique, et l'autre visant la syphilis primaire, bien plus rarement en cause mais potentiellement grave. L'algorithme thérapeutique de l'écoulement urétral masculin associe aussi deux médicaments, l'un visant la gonococcie et l'autre visant l'infection à chlamydia. Les causes d'écoulement vaginal sont multiples, et par conséquent le schéma thérapeutique est plus complexe.
VI- BILAN DE LUTTE CONTRE LES IST EN COTE D’IVOIRE
En 1995, les IST représentaient 5% des motifs de consultations des formations sanitaires
Publiques d’Abidjan. Malheureusement de nombreuses IST sont encore traitées par automédication, en ayant recours aux vendeurs de médicaments ambulants ou dans les dispensaires privés tenus par des personnels souvent peu ou non qualifiés.
Organisées sur les trois niveaux de la pyramide sanitaire et intégrée aux soins de santé primaire, le contrôle des IST se fait en Côte d’Ivoire par l’approche syndromique avec l’utilisation d’algorithmes pour le diagnostic et le traitement des IST. Des kits de traitement ont été confectionnés (avec des médicaments génériques) en collaboration avec la Pharmacie de la
Santé Publique. L’une des contraintes majeures du contrôle des IST en Côte d’Ivoire est la formation du personnel et la disponibilité des kits de traitements des IST. La sérologie de la syphilis est pratiquée dans le bilan prénatal de routine.
Depuis 1991, différents partenaires au développement ont soutenu en collaboration avec des ONG nationaux comme internationaux des interventions ciblant les groupes à risques. La prise en charge clinique des IST en Côte d’Ivoire est organisée autour du service de Dermatologie-Vénérologie du CHU de Treichville, des trois Dispensaires antivénériens (Adjamé, Treichville et Daloa), de la clinique « Confiance » du 13ème projet RETRO-CI à Koumassi et de l’unité IST de l’Institut Pasteur (laboratoire national de référence). Le diagnostic de laboratoire est peu utilisé en dehors des structures de référence.

CONCLUSION
En conclusion, les IST sont une enveloppe de maladies transmissible par des rapports sexuels. Plusieurs causes les favorisent chez l’homme. Les IST sont présentes en Côte d’Ivoire. Cependant d’énormes progrès ont été faits pendant les six dernières années pour lutter contre elles, une activité essentielle dans un contexte préoccupant en matière d'infection au VIH. Les efforts doivent être poursuivis pour les éradiquer de notre pays comme sur le continent Africain voire dans le monde.














18:06 Écrit par Donfedo | Tags : les ist | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | Pin it! |

Les commentaires sont fermés.